MILIANAH, TENIET-E L-HAD ET BLIDAH
la petite garnison. On me présenta le colonel, auquel je demandai des chevaux pour aller voir la fameuse forêt de cèdres; ce qu’il nous accorda avec empressement, ainsi que des guides et une escorte, précautions que l’épaisseur de la neige rendait absolument nécessaires. Sans vouloir le moins du monde déprécier la valeur de ces prévenances, il m’est bien permis de croire que notre arrivée faisait une diversion agréable à la vie monotone de ces
Trophée d'armes arabes.
messieurs, qu’ils étaient enchantés de nous trouver prêtes à tenter des excursions périlleuses, et d’apprendre aussi de notre bouche les dernières nouvelles d’Europe, que la guerre rendait d’un intérêt si palpitant.
Le dîner terminé, je me rendis à la petite église, dont l’autel en bois de cèdre est de fort bon goût, puis de là chez les sœurs de la Doctrine chrétienne. .J’y trouvai une charmante petite fille arabe, qui se mit à pleurer lorsque je lui demandai si elle avait été baptisée. Elle en avait un