CHAPITRE V
vice militaire est le devoir de l’armée , elle doit coopérer aux travaux qui s’y rattachent, fortifications, retranchements, routes, hôpitaux, magasins, casernes ; mais nous ne pensons pas que les maisons des colons, le défrichement, et surtout les dessèchements , si dangereux pour la santé des travailleurs, puissent être demandés aux soldats. Nous avons été heureux de recevoir de M. le maréchal Soult, président du conseil, dont la constante sollicitude pour le bien-être de l’armée est si grande, l’assurance qu’il adoptait complètement cette opinion \ »
luiepnar* M. le maréchal Soult a dignement, dans cette oc-
uement. casjon> ainsi qu’il l’avait fait l’an passé à l’égard de la colonisation militaire, conservé les droits du soldat. C’est en conservant leurs droits que I on peut leur rappeler leurs devoirs, et maintenir dans l’armée la rigoureuse discipline qui lui est nécessaire.
Quant au travail de colonisation exigé des condamnés militaires, nous ne nous en expliquons pas ; en tous cas, il n’est pas possible d’assimiler les soldats aux condamnés : c’est ce qui se pratique en Afrique, en les employant aux mêmes travaux.
M. le maréchal Bugeaud nous dit que le travail du soldat coûte moins que le travail civil :
1 Rapport de M. le général Bellonnez, de mai 1844.