‹ L'Algérie en 1844Chapitre 71 sur 108 · Yi · texte numérisé non relu

Yi

Afrique. 1 » Et il réduit provisoirement à 58,620 hommes 2 l’effectif qui serait élevé plus tard à l’état normal de 100,000 hommes.

Ainsi dans tous les systèmes d'occupation générale . il faut se résoudre à entretenir au moins 100,000 hommes en Afrique.

Quant à l’époque à laquelle ce sacrifice pourrait cesser, on ne peut l’entrevoir. M. le maréchal Bugeaud dit qu’il serait sage de n’y pas penser avant dix ans, temps nécessaire ^pour l’établissement des 120,000 familles de colons militaires3. Mais comme ces colonies sont condamnées a n’avoir pas d’existence sérieuse, il pense probablement que c’est à toujours que nous devons conserver en Afrique l’effectif qui aurait été nécessaire pour la conquête.

Ces 100,000 hommes sont ce que la France peut fournir de plus vigoureux. Le recrutement choisit dans la population; pour prendre 80,000 jeunes gens , il en rejette annuellement 63 ou 64,000. On les exerce en France , on tâche de les acclimater dans le Midi ; puis, lorsqu’on les croit en état d’affronter l’Afrique, on y déporte ces malheureux. Qu’y deviennent-ils?

Le général Duvivier répond ; il a passé douze ans en Afrique; écoutez-le :

1 Solution de la quettion de l’Algérie, 1841, p. 223.

2 Ibidem, p. 232.

3 Mémoire an ministre, du 18 janvier 1844.

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