CHAPITRE X
Report. . . 3,372,146 fr. 94 c.
Dans cette somme sont entrés :
Los produits d’immeubles pour . 21,773 77
Le produit des patentes pour la pêche
du corail, pour . 237,945 60
Le produit de razzias pour. , . . 358,615 22
Tels sont les seuls produits que l’on peut attribuer à l’Afrique dans les recettes faites pour le trésor. Les autres sommes proviennent d’impôts de consommation, des droits de poste et d’enregistrement. Ces impôts, en France, rapportent 750 millions ; et si nous avions dépensé en France les 100 millions que nous avons jetés à l’Afrique, ces 1 00 millions auraient été employés en consommation de tous genres, en transactions, et auraient payé au fisc bien plus que les 3 millions perçus en Afrique.
On ne peut donc faire entrer la recette en déduction de la dépense, qui reste pour 1 843 fixée à 100 millions; et nous pouvons répéter avec M. Jaubert « que bien loin que nous possédions l’Afrique, c’est l’Afrique qui nous possède. »
Recettes au profit de la colonie.
Recettes au profit de la colonie.
Les recettes faites au profit de la colonie tombent dans la caisse coloniale , et sont destinées à solder les dépenses du budget colonial. Les recettes et les dépenses de ce budget sont faites sans ordre, sans mesure, et avec si peu de régularité,
FINANCES
qu’aujourd’hui même, 17 mai 1 844 , le budget de 1 844 n’est pas réglé.
La direction des finances d’Afrique appelle cette machine financière un budget. On ne peut appeler budget que ce qui est apprécié, convenu, réglé d’avance. Il n’y a rien de tout cela en Afrique, il y a seulement une caisse où l’on fait entrer le plus que l’on peut, afin d’avoir à dépenser le plus possible. •
Nous devons reconnaître que la direction des dirMlion’,e^ finances de l'Algérie est beaucoup plus habile que ' le ministère des finances; car, d après son compte courant avec l’Algérie, la France se trouve lui devoir aujourd’hui 4,421 ,510 fr. 35'.
En France, avec un budget de 1 ,300 millions, nous sommes eu déficit constant ; 1 Algérie , au contraire, sans avoir de revenus à elle, fait des économies; — c’est fort remarquable.
Il est vrai que la direction des finances de l’Algérie ne met pas toujours la dépense à côté de la recette.
Ainsi :
Elle exproprie pour cause d’utilité publique; ne paye pas le propriétaire exproprié , et loue à son profit et fort cher le bien exproprié. C est ainsi qu’a été en partie créée à Alger la Place du Gouvernement. — Le capital de ces rentes est du ;
‘ Compte général des finances pour 1843, p. 875.