‹ L'Algérie en 1844Chapitre 82 sur 108 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Départe¬

ments.

L’état.

Sa dette.

Déticils.

Besoins

pays.

s’imposer chaque année des centimes extraordinaires pour couvrir leurs dépenses ordinaires.

Départements. Ils sont tous grevés d'impôts extraordinaires. Leur situation s’aggravera encore par les dépenses nécessitées par l’achèvement des routes départementales, et par la construction des prisons nouvelles.

L’État. La dette publique, déduction faite de la valeur des rentes rachetées et consolidées, s élève , d’après le projet de budget pour 1 845 , en

capital à . 4,843 millions

Les sommes versées dans les caisses d épargne s’élèvent à. . . 360 millions

L’état doit donc aujourd’hui

en capital . 5 milliards 203 millions

Cette dette sera augmentée en 1844 dii déficit de cet exercice , qui s’élèvera à environ 40 millions.

Le budget ordinaire de 1845 s’élève à 1,276 millions, et s’ouvrira avec un déficit d’environ 12 millions, qui sera augmenté par tous les crédits qui compléteront les dépenses de cet exercice. Le déficit final sera au moins aussi fort que celui de 1 844. . •

Si nous marchons ainsi de déficits en déficits, nous arriverons à la banqueroute.

» Besoins du pays. Ces besoins, qui viendront encore accroître nos dépenses , sont, incalculables. Nous ne parlerons ici que de ceux qui sont sentis

FINANCES

aujourd’hui, et auxquels il faut satisfaire dans uu espace de temps tel que nous ne restions pas en arriére des autres nations qui, elles, tous les jours, font des progrès.

Que ces dépenses soient faites par l’État, les départements, les communes ou des entreprises particulières;! péages, c'est toujours le pays, c’est-àdire la propriété et le travail qui fourniront à ces dépenses. — Nous ne ferons donc pas de distinction dans la part de chacuif dans ces dépenses.

Chemins vicinaux. Sur les 37,232 communes, 673 seulement ont pu, en 1842, pourvoir à ce service avec leurs ressources ordinaires. Les autres ont dù avoir recours aux impôts extraordinaires et aux prestations en nature. L’achè¬

vement des chemins vicinaux est évalué

Routes départementales. Leur achèvement

est évalué par l'administration à . \ 56

Routes royales. Les rectifications, lacunes, constructions nouvelles, sont évaluées

par l’administration à . 291

Chemins de fer. La mise eu activité des

3,600 kilomètres prévus coûtera . 1,300

Navigation fluviale et canaux. Sur une longueur de 2,298 lieues, les améliorations

constructions coûteront . 250

* Ports de commerce . . . J00

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