DE LA DEUXIÈME ÉDITION
Des ouvrages nouveaux (i) nous ont empêché défaire paraître plus tôt la deuxième édition de notre Algérie et Tunisie.
L'intérêt que nous portions à ces prolongements transméditerranéens de la France n'a fait que se développer. Dès les heures de rêve de notre jeunesse la colonisation nous a séduit, comme le seul idéal pratique individuel, et, depuis 1870, elle nous est apparue, en outre, comme un idéal national.
Entre nos colonies qui toutes nous sont chères, celles de l'Afrique du Nord, devant se souder un jour à nos possessions de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, occupent naturellement le premier rang dans nos pensées et nos efforts. Chaque année régulièrement, depuis douze ans, nous allons prendre au printemps ou à l'automne Tair de la Tunisie ou de l'Algérie. Nous suivons, avec une attention à la fois passionnée et méditative, leurs progrès et leurs épreuves.
II ne faut ni déprécier ni exalter l'œuvre de la France dans l'Afrique du Nord; mais on doit s'y intéresser et, en définitive, la louer.
En soixante-sept ans, dont le quart environ occupé par une conquête pénible et héroïque, nous avons établi une population d'environ 600,000 Européens dans nos deux
(1) Notamment notre Traité théorique et pratique d* Économie politique ^ 4 vo- Juines iu-80, Guillauinio.