‹ L'Algérie et les colonies françaisesChapitre 6 sur 30 · XVI NOTICE · texte numérisé non relu

XVI NOTICE

tious vers la géographie envisagée dans ses rapports avec les ressources que Thomme peut tirer de la terre pour accomplir sa destinée et pour l'améliorer. Ses deux derniers ouvrages portent tout spécialement ce caractère : Notre Pays et Notre Planète. Le premier^ présentant Tétude géographique sous un aspect nouveau, plaçait surTarrièreplan les nomenclatures des divisions administratives et des villes, essayait de donner du territoire une description pittoresque, et mettait surtout en relief les ressources agricoles, industrielles et commerciales de la France. L'esprit et même le plan d'après lesquels le livre était composé concordaient avec le programme géographique de l'enseignement secondaire spécial pour la seconde année, que le ministre de l'instruction publique, M. Duruy, avait fait rédiger en 1865, et qu'en avril 1866 le conseil supérieur de l'instruction publique avait revêtu de sa sanction. Sur la terre que le géographe étudie, J. Duval voyait toujours l'homme, dont le sort intéresse l'économiste, et il animait toute étude géographique par une pensée morale : « Faire connaître notre pays, disait-il, sous le rapport de ses forces productives, au peuple qui l'habite et à l'étranger qui le parcourt, afin que la France soit mieux aimée, mieux servie et mieux appréciée, tel est l'objet duprésent livre. Un sentiment patriotique l'a inspiré ; puisse le patriotisme du public en agréer l'hommage avec bienveillance ! »

C'est le même sentiment qui l'inspire l'orsqu'il écrit Notre Planète. Il aime cette planète et l'humanité comme il aime la France et ses compatriotes ; il la décrit de manière à mettre surtout en relief les beautés et les harmo-

NOTICI',.

nies du globe. « 11 reste, dit-il en terininaiit, à réaliser dans le monde économique la môme unité en reliant dans un système combiné d'intérêts, de sentiments et d'actes, les diverses fractions de Thumanité, disséminées sur les continents et séparées par les mers. Depuis Torigine des siècles, cette œuvre est en voie d'accomplissement, avançant lentement à toute époque, souvent interrompue par les guerres, toujours reprenant sa marche dans les périodes de paix. » Ilénumérait les moyens par lesquels il pensait que devait s'accomplir cette révolution toute pacifique, et au nombre desquels il plaçait les voyages scientifiques, la navigation et les chemins de fer, la colonisation. « Quand ces instruments de l'activité humaine auront été partout installés , que partout ils fonctionneront suivant les lois de la nature et de Futilité générale, dès ce jour l'humanité aura pris entièrement possession de son globe, et de l'unité économique résultera spontanément l'harmonie sociale, suprême destinée de

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