‹ L'Algérie (volume 2)Chapitre 14 sur 90 · AVANT-PROPOS. XIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XIII

comme le voulait Napoléon, dans un temps où Malle et l'Egypte étaient entre nos mains. Mais, en renonçant à toute idée de dominatjon sur cette mer, nous ne pouvons y souffrir celle d aucune autre puissance; destructeurs de la piraterie barbaresque, nous sommes les premiers gardiens de la liberté de cette navigation , et c'est là notre force et notre gloire. Convoiter pour la France des avantages maritimes exclusifs, ce serait se faire une idée bien fausse des conditions de sa grandeur, et risquer de convertir en adversaires nos auxiliaires les plus naturels. Quand, au contraire, nous ouvrons, sur une côte qui naguère était la terreur des marines secondaires de la Méditerranée, des asiles à leurs bâtiments ; quand nous y créons un établissement naval dont tous les intérêts seront solidaires des leurs, quand nous introduisons l'Algérie dans cette confédération maritime , nous fortifions chez lui chacun de ses membres , et nous intéressons au succès de nos entreprises le monde civilisé tout entier. L'Europe ne s'est point méprise sur les conséquences de nos conquêtes en Afrique; elle y a vu une garantie de plus

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