‹ L'Algérie (volume 2)Chapitre 16 sur 90 · AVANT-PROPOS. XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XV

dans des voies de conciliation des négociations inquiétantes.

Donner sur la côte d'Afrique des points d'appui à notre marine militaire, élargir dans la Méditerranée les débouchés de notre commerce, sans trop de dommage pour nos finances et nos armées , voilà tous nos intérêts en Algérie... Je me trompe : médiocrement intéressés à être directement maîtres de cette contrée , nous le sommes très-fortement à l'empêcher de tomber sous toute autre domination que la nôtre ; là seraient le mal , le danger, et c'est en réalité à la nécessité de l'écarter que nous faisons tant de sacrifices. L'Algérie n'est pour nous une si lourde charge que faute d'être assez forte pour se maintenir indépendante : dans cet état, il nous vaudrait bien mieux l'avoir pour alliée que pour sujette, et nous en obtiendrions gratuitement tous les avantages qui nous fuyent. Le but lointain de notre administration doit être de faire de l'Algérie un satellite politique de la France, tel que le Hanovre Test de la Grande-Bretagne, avec des institutions qui lui soient propres: signaler à l'avance ce but, c'est écarter

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