AVANT-PROPOS
J'ai longtemps hésité à publier les observations que j'ai eu l'occasion de recueillir en Algérie. Si mon but avait été de blâmer, ma tâche eût été facile f mais le pays demande sur ce grave sujet des solutions et non pas des cri tiques.' Jusqu'à présent, l'Algérie nous impose de lourdes charges et nous promet peu d'avantages. Des faits actuels ou passés, dont le sol africain porte une empreinte profonde, m'ont semblé déterminer la route à suivre pour y accomplir, avec profit pour la France , l'œuvre de régénération dont la Providence nous a chargés. Ce sont ces faits que j'expose, et en les signalant à l'attention publique dans un moment où notre pays a tant de motifs de chercher à rassembler ses forces éparses, je crois presque remplir an devoir envers lui.
Je ne mettrai pas entre ces observations d autre^ordre que celui dans lequel elles se sont offertes à moi : en décrivant les choses