XX AVANT-PROPOS
multiplieront les relations et les alliances entre lesfemilles des deux pays ; les plus influentes de l'Algérie tiendront à la France par mille liens. Telle sera notre suzeraineté sur l'Algérie, et elle ne rencontrera pas d'obstacles dans les institutions spéciales qui sont la condition du maintien de l'établissement européen : soumettre, au contraire, à toutes les conséquences du gouvernement parlementaire un pays qui en éprouverait les inconvénients sans en avoir les avantages, ce serait y tout perdre et y tout éteindre.
Si, plus attentifs à l'autorité des faits, nous cédions moins à nos préjugés, elle nous conduirait sans effort à la détermination de la forme de gouvernement local la mieux appropriée au développement des forces propres à l'Algérie. Un peu de sagesse peut ici prévenir des épreuves cruelles, et ce sera en montrer que de ne marcher qu'avec réserve vers un système meilleur. Les dangers et l'impuissance de celui où nous sommes engagés paraissent constatés; les ministères et les législatures dont il est l'œuvre ont avoué ses vices ; mais le changement le plus