INTRODUCTION
HISTOIRE RÉSUMÉE DE L'ALGÉRIE AVANT 18:l«.
■• picoilen LaUUnU de VMgiiie. — Dominatioa cutlugÎDOiK, Du oniicma ilùcls jnsqn'k I'mi IK mr. J.-C. — Domiutlon ramainc Da tlC ar. J.^. t itS sp. J.-C. — Dominât ion nodalc. 4Î9-S1S.
— Domioatioa gnequ. SÎMtT. — Dominatiua snbc. UlT-lOTV. Dominition bcrbcR. 1070-149!.
— L'Odjcu.' 149M830. — Hlitoin d'Alger aTaot 1830.
ussi loiu que remontent les souvenirs historiques, la vaste contrée qui s'étend de la Méditerranée au Sahara et de l'Egypte à l'Atlantique, fat habitée par uuc race que les anciens ont désignée sous difTérents noms, et dont les descendants se sont perpétués jusqu'à nos jours : ce sont les Berbères ou Barbares, d'ofi est venu le nom d'États Barbaresques, tous de la mSme famille, qu'ils se nomment Amazigh ou Chillah connue au Maroc, ' Kabyles comme en Algérie, à Tunis et à Tripoli, Tibbous ou Touaregs comme dans le Sahara. La langue qu'ils parlent encore aujourd'hui a de grandes afliuités avec l'ancien égyptien, et l'alphabet tout spécial, dont ils se servaient déjà au temps de la domination carthaginoiEc, est
L'ALUEICIK.
demeuré en usage chez les Touaregs. On peut donc à juste titre les qualifier d'autochtones , c'est-iVdire de nés sur le sol qu'ils possèdent de toute antiquité. Il est nicme peu d'exemples de races qui se soient ainsi continuées et perpétuées avec autant d'énergie et de vitalité, à travers les vicissitudes politiques et malgré des conquêtes ré[>étécs.
Les Carthaginois avaient, parait-il, soigneusement recueilli les traditions et l'histoire de ces populations africaines; mais, quand les Romains s'emparèrent de Carthage, ils détruisirent systématiciuement tout ce qui pouvait rappeler le souvenir de rivaux abhorrés. Cette haine irréfléchie nous a fait perdre des documents hien précieux. Nous n'avons plus aujourd'hui que des renseignements de seconde et de troisième main sur l'histoire primitive des Africains du Nord.
8allustc, qui avait pu consulter encore les sources carthaginoises, et eut à sa disposition des données assez précises, est, de tous les écrivains de l'antiquité, celui qui semble avoir le mieux connu cette vieille civilisation africaine. D'après l'éminent auteur de IsiGuerre contre Juffurtha^ il y eut d'abord trois peuples, inégalement répartis sur une triple zone, d'un bout à l'autre de la plage méditerranéenne : c'étaient en première ligne lés Libyens, derrière eux i\ l'intérieur les Gétules, beaucoup plus loin et au delà du Sahara les Nègres, auxquels on appliquait encore le nom d'Éthiopiens. Puis survint une invasion de Perses, de Mèdes et d'Arméniens, noms auxquels il ne faut pas attacher une trop grande importance, mais qui désignent des peuples d'origine japhétique. Ces nouveaux venus arrivèrent par mer, refoulèrent brusquement les Libyens ou se mêlèrent à eux.
C'est l'invasion dont les monuments égyptiens ont confirmé l'authenticité. Elle eut lieu sous les règnes de Séti P' et de Rhamsès II, pendant la XIX* dynastie, et menaça gravement la sécurité de TÉgypte. De ces nouveaux venus, les uns, les Maures, issus du mélange des Japhétiques avec les indigènes, se fixèrent dans le Maroc actuel; les autres, les Numides, se fondirent avec les Gétules, et occupèrent les pays que de nos jours on nonmie l'Algérie et la Tunisie; d'autres enfin, les Libyens, les Maces et les Maxyes, s'établirent dans la Tripolitaine. Un siècle environ après l'arrivée des tribus Japhé-