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PHOSPHATES

Vantimoine de Hamimatet de Sensadans le département de Constantine est célèbre par la présence de deux espèces minéralogiques rares, la Senarmontite et l'Exitèle. On y trouve également du mercure (1).

Les minerais métallifères les plus importants de l'Algérie sont les minerais de fer. On en trouve un peu partout. Le manque de combustible et l'éloignementdes centres métallurgiques font qu'on n'exploite que des minerais extrêmement riches, à proximité des ports ou des voies ferrées. La plus importante de ces mines est sans contredit celle de Mokta el Hadid près Bùne où la relie un chemin de fer minier de 30 kilomètres transportant environ 16 à 1800 tonnes de minerai par jour. Le minerai est constitué par du fer oxydulé. La même compagnie exploite, dans la province d'Oran, la minière de Béni Saf, d'où elle expédie annuellement plus de 30 000 tonnes d'hématite manganésifère. Ce sont là les exploitations les plus florissantes. Nous citerons encore un certain nombre de mines concédées et ayant été exploitées pour la plupart, telles sont, dans la province d'Alger, celles du Zaccar à Milianah, de Gouraya, de Ténès, de Temoulga, de l'Oued Rouina, etc. Dans la province de Constantine: Aïn Mokra, Aïn Sedma, Bougaroun près Collo, le Djebel Anini dans la région sétifienne, etc. Dans le département d'Oran : Caméra la, Bab M'teurba, Honaïm, ïenikrent, etc.

Phosphates. — En 1878, M. Tissot s'exprime ainsi :

La relation constante du terrain Suessonien avec les régions fertiles en céréales, permet de penser que le phosphate de chaux y existe. La structure y est d'ailleurs fréquemment

(I) Notice géologique et miner alogiqiie sur le département de Constantine.

noduleuse. Des recherclir's seront faites à ce point de vue. On parviendra peut-être à trouver là un élément de trafic important soit pour l'exportation, soit pour fertiliser certaines plaines, qui, comme la plaine de Bône, sont connues pour leur peu d'aptitude à donner des céréales.

Ces prévisions se sont réalisées. M. Thomas, qui dès 1873 avait constaté dans le Sud du département d'Alger l'existence d'un étage Suessonien renfermant des phosphates fut chargé, de 1883 à 1885, de l'exploration géologique du sud de la Régence de Tunis. Ce géologue présenta ses premiers travaux sur les gisements de phosphates de la Tunisie à l'Association française pour l'avancement des sciences au congrès de Nancy. Ces gisements importants étaient ceux de la région de Gafsa.

Depuis cette époque, les recherches ont été poussées actiA^ement tant en Tunisie que sur la territoire avoisinant le département de Constantine.

Le phosphate de chaux se trouve dans deux formations distinctes, dans la marne, dans le calcaire.

Le phosphate de chaux se trouve à l'état de nodules dans des marnes feuilletées gypsifères qui alternent avec les bancs calcaires. On y rencontre quantité de dents de squales et de sauriens.

Les nodules sont arrondis, recouverts d'une patine brune et luisante, le phosphate est concentré dans cet enduit luisant, l'intérieur est calcaire, si bien que les gros nodules sont pauvres. Les petits nodules, au contraire, peuvent contenir jusqu'à 70 p. 100 de phosphate tribasique. Ces phosphates marneux n'ont été exploités qu'à Djebel Dekma près Soukarras et cette exploitation n'a pas été rémunératrice.

Les phosphates calcaires sopt exploités à Tebessa ;

PIIOSIMIATHIS. 337

ils se présentent sous forme d'une roche assez friable, grenue, d'un gris jaunâtre ou brun verdatre.

La qualité la plus recherchée s'écrase facilement dans les doigts. Cette roche est formée par l'agglomération dans un ciment calcaire d'une multitude de grains fins, bruns, brillants, de grains verdâtres, rappelant la glauconie ; on y rencontre encore des coprolithes, des dents de squales, et l'analyse décèle la présence d'une assez grande quantité de matière organique et de silice gélatineuse. Ces bancs phosphatés ont un développement inégal, leur puissance varie de quelques centimètres à 6 mètres.

Dans le plateau du Dyr, l'exploitation est partie à ciel ouvert, partie souterraine et passe sous le calcaire nu mmuli tique.

Le phosphate est réparti dans plusieurs couches variant comme richesse, après triage, entre 58 et 63 p. 100 pour la qualité pauvre et 63 et 69 pour la quahté riche.

La nature de ces phosphates ne laisse rien à désirer au point de vue de leur transformation en superphosphates, leur teneur permet d'obtenir couramment un titre de 14 à 15 p. 100 d'acide phosphorique dans le superphosphate grenu sec, facile à broyer et ne s'agglomérant pas en sac. Ce sont les avantages qui ont fait apprécier dès leur apparition les phosphates algériens, notamment en Angleterre, leur marché principal.

D'après M. Levât, on peut estimer comme suit le prix de revient actuel de la tonne de phosphate pour les exploitations déjà reliées au cheumî de fer :

Battaindier etTuAiuT. — Algérie. 22

fr.

fr.

Abatage, boisage, roulage 3 3

Triage, séchage 1 1

Transport en chemin de fer suivant

la distance 0,50 à 1,50

Transport à Bône 9 9

Mise à bord 0,50 0,50

Fret pour les ports de la Méditerranée , 6 »

Fret pour les autres ports d'Europe. » 9

Amortissement du matériel et frais

généraux 3 3

Frais de vente, escompte, etc 1,80 2

Ce qui laisse sur les prix de vente actuels une marge de 8 à 10 francs, dont il y a lieu de déduire les redevances à payer ainsi que l'intérêt et l'amortissement du capital d'achat des gisements.

Les gisements éocènes de Tunisie et de Tebessa se prolongent dans le Sud et l'Ouest de l'Algérie, Sétif, Bordj-bou-Arreridj, les contreforts de l'Aurès, Boghari. Ce niveau de phosphate éocène forme une bande allant de la Tunisie au Maroc, il est à présumer que les découvertes de phosphates dépendant du ^uessonien inférieur se multipUeront en Algérie.

Les gisements de phosphates éocènes reconnus constituent pour l'Algérie et la Tunisie une richesse extraordinaire, et quand une sage réglementation sera appliquée à l'exploitation, cette matière deviendra une source sérieuse de revenu pour le budget algérien.

Indépendamment de ces gîtes éocènes, on exploite dans le département d'Oran des gisements miocènes de phosphates très purs et très riches, mais très Umités

comme quantité : ce sont des phosphorites qui tapissent des fentes et cavernes dans le calcaire à mélobésies (helvétien) ou dans les colonies liasiques.

L'intérieur des grottes à phosphates de l'Oranie est occupé par des dépôts qui se présentent de la manière suivante:

A la base, une couche de phosphate concrétionné blanc ou jaune clair très riche, reposant sur le calcaire àmélobésies. Au-dessus, des terres phosphatées ferrugineuses, sableuses ou argileuses. Ces terres sont recouvertes d'argile. Les grottes à phosphates communiquent par des conduits, dans lesquels ont circulé les eaux qui ont déposé le phosphate.

Les phosphates concrétionnés sont exploités aux environs d'Inkermann (Oran), grotte de Leghar; mais il existe des gisements importants au Merdja, à Charon, à Rélizane, à Saint- Aimé. Les échantillons analysés ont donné de 80 à 30 p. 100 de phosphate tribasique.

Eaux minérales. — L'Algérie est très riche en eaux minérales, surtout en eaux thermales, qui furent utilisées par les Romains et pour lesquelles les populations indigènes, arabes aussi bien que kabyles, ont conservé la même estime. La plupart émergent de terrains tertiaires et ce sont alors les chlorures et les carbonates alcaUns qui dominent. Leur température est en général élevée et leur débit considérable. Leur composition varie beaucoup. Elles sont répandues dans les trois provinces du littoral au Sahara.

Les eaux simplement alcalines et gazeuses, comme celles de Vais et de Vichy, si désirables en Algérie à cause du climat, y sont malheureusement bien

rares, c'est à peine si on en connaît une source près d'El Affroun et une autre près de Bouira, et leur débit est insignifiant. Les eaux de table non ferrugineuses, comme celles de Saint-Galmier, n'ont guère pour représentant que l'eau de Takitounc, dans la région des Babors, laquelle est exploitée, et une autre source près de l'oued Agrioun.

Les eaux thermales sont en général peu minéralisées, sauf celles qui sont chlorurées sodiques comme Hammam Melouan et Ain Mentil, mais on y trouve les eaux les plus chaudes du globe après celles du grand Geyser d'Islande. Ce sont les eaux si curieuses d' Hammam-MeS'Koutine^ près de Guelma, dont la température s'élève à 96'' centigrades et dont le débit atteint 200000 litres à l'heure. Ces eaux sont situées dans un paysage extraordinaire, où les forces de la nature paraissent s'être depuis longtemps donné libre carrière. En arrière, on voit d'abord une longue chaîne de collines travertineuses, évidemment formées par les eaux qui les continuent peu à peu en s'avançant vers l'Ouest. En face, c'est la masse sombre et bizarre du Djebel Thaya, avec ses immenses grottes creusées peut-être par ces mêmes eaux, ses minerais de mercure et d'antimoine. Non loin, les dolmens de Roknia, où, d'après M. Bourguignat, existait jadis une Hgne de suffioni, dont la superstition faisait aux temps préhistoriques des émanations de la divinité ; le lac souterrain et les ruines de Tibilis, devenue plus tard Announa. Tous ces pays furent célèbres chez les Romains, les aquie Tibilitanœ, eaux actuelles, paraissent avoir été particulièrement en vogue de leur temps, vu les ruines considérables que l'on y retrouve. Les grottes du Thaya

étaient dédiées au dieu Baccax. Certaines parties de ces grottes sont des abîmes insondables, d'autres forment une remarquable série de couloirs et de salles grandioses : galeries Challamel, de Flogny et de rOurs; salle de La Tour du Pin, des ïibilitains, de la Djemaa, boudoir de Gabrielle (dédié à la princesse de Crôy), salle Faidherbe, salle Rouvière, etc. ; mais il est temps de revenir à nos eaux.

Éminemment incrustantes, elles forment des cônes d'éruption qui vont sans cesse en s'élevant jusqu'à ce que la cheminée se bouche ; alors les eaux s'ouvrent un passage ailleurs et recommencent de nouveaux cônes. Ces cônes éteints, très pittoresques, ont donné naissance à une légende poétique chez les Arabes. Ils représentent pour eux une noce incestueuse, subitement pétrifiée comme la femme de Loth.

En avant, les pétrifications imitent une immense cascade descendant à pic dans l'oued Chedakra, affluent du Bou Hamdam. Cette cascade, d'une blancheur éclatante, est relevée çà et là de teintes écartâtes ou vert éclatant, formées par des revêtements d'algues microscopiques (fig. 32).

Même les forces vitales semblent avoir agi d'une façon particulière dans ce curieux cadre, de manière à donner naissance à des espèces absolument particulières à la région, telles que le Stalice globulariœfol'ia Desf. des cascades, et le bizarre Sinapis A7Hsiidis du Djebel Thaya.

Les eaux émergent donc à la partie supérieure de la vaste cascade travertineuse, vraie paroi d'un barrage naturel par lequel elles coulent dans l'Oued Chedakra. Aux points d'émergence, elles forment

d'abondants pisolithes d'un blanc éclatant. En coulant dans le Chedakra, leur température fait qu'elles restent à la surface des eaux de la rivière sans s'y mêler, leur densité étant moindre. Aussi les poissons ne peuvent-ils dans cet endroit venir à la surface où ils trouvent de l'eau presque bouillante.

Les eaux d'Hammam Meskoutine sont les premières eaux minérales dans lesquelles on a trouvé de l'arsenic. L'auteur de cette découverte fut M. Tripier, pharmacien militaire. Voici l'analyse qu'il a donnée de ces eaux :

Acide carbonique 97 p. 100

— sulfhydrirpie 0,5 —

Azote 5,5 —

Chlorure de sodium 0.U5G0

— de magnésium 0.078(*)4

— de potassium 0.018;50

— de calcium 0.01085

Sulfate anhydre de chaux 0. ;^808(*)

— de soude 0.17G53

— de magnésie 0.00G73

Carbonate de chaux 0.25722

— de magnésie 0.04235

— de strontiaiie 0,00150

Arsenic dosé à l'état métallique 0.00050

Silice 0.07000

Matières organiques environ 0.00000

Fluor } rr„„„^^

„ - , . Traces.

Oxyde de fer *

Total 1.51917

Outre les sources principales, on trouve encore à Hammam Meskoutine des sources ferrugineuses, en remontant l'oued Chedakra d'un kilomètre environ. Leur température est de 78°.

Ces eaux ferrugineuses sont employées comme

eaux de table. Un établissement de bains a été établi près des eaux thermales.

Sans quitter le département de Constantine, on trouve d'autres eaux thermales, telles sont celles à' El Bammam, près des gorges du Guergour, à côté desquelles on trouve les ruines d'une ville romaine.

Ces eaux, situées sur le bord de l'Oued bon Sellam, ne sont plus que tièdes aujourd'hui, mais leurs dépôts traA^ertineux témoignent d'une activité jadis comparable à celle d'Hammam Meskoutine. Les sources de Sidi Mecid, aux portes de Constantine, ont une grande réputation; elles sont à peine minéralisées, légèrement carboniques et ont une température de 31°. Sur la route de Bône à Constantine, à 8 kilomètres de Guelma, se trouve la célèbre piscine d'Hammam Berda, qui montre encore de vastes constructions romaines, entourant un bassin de 42 mètres de long sur 36 de large, où sourdent 16 à 18 griffons aujourd'hui inutilisés ; c'est à côté, dans deux lacs, où sourdent une vingtaine de sources, que se prennent les bains. Quatre griffons sont isolés.

La température ne dépasse pas 30°, l'eau est fortement carbonique, la minéralisation est nulle.

Dans la même région, se trouve une autre source du nom à' Ain- Berda. Sur les bords du Sahara, près de Biskra, on trouve les grandes sources thermales inutilisées d'Aïn-Oumach et celles actuellement exploitées d'Ain Salahin et d'Hammam G'rule (bain de la gale). L'Ain Salahin, où l'on vient de créer un établissement balnéaire, débite 3 600 000 litres en vingt-quatre heures, la température est de 45°, l'eau est fortement chlorurée et sulfureuse. Tout près se trouve un lac salé, espèce de cratère à parois

abruptes, qui constitue l'Hammam G'rule. Le diamètre de ce cratère n'a pas moins de 300 mètres, on y voit bouillonner cinq à six sources, qui émettent de nombreuses bulles gazeuses.

Cette eau est fortement chlorurée et amère, très désagréable au goût. Elle est inodore. Elle n'est pas thermale, les Arabes regardent cette eau comme souveraine contre la gale. Ils ne peuvent se baigner que vers Féchancrure du cratère d'où sort le ruisseau qui lui sert de déversoir. Elle est trouble et jaunâtre (l).

Dans le département d'Alger, les eaux les plus célèbres sont d'abord celles à' Hammam Rliira^ Aqine calidœ des Romains, à proximité de leur capitale Julia Cesarœa, aujourd'hui Cherchel. Les restes romains sont nombreux autour des sources, mais sont peu de chose à côté des grands établissements modernes, militaire et civil. L'établissement civil, créé par M. Arlès-Dufour, ne le cède guère pour l'importance et le luxe aux plus beaux de la métropole. Hammam R'hira compte de nombreuses sources, les unes thermales, les autres froides et ferrugineuses. Leur débit total est d'environ 2iG 000 litres en vingtquatre heures.

Les diverses sources ferrugineuses d'Hammam R'hira ont des compositions assez diverses. Elles sont faiblement carboniques et assez fortement minérali-

(1) Nous citerons encore dans le département de Coustantine le Hammam Mansoura dans les Portes de Ker, assez analogue à l'Hammam Berda, le Hammam Sétif, le Hammam oued Mimin, à 41 kilomètres de Philippe ville, 40 à 43°, ferrugineuse et carbonique faible; Hammam Sahla Bey, à 9 kilomètres de Constantine ; Hammam Si el Hadj près Biskra ; les eaux de l'oued Amimin, près de Jemmapes, etc.

sées, 2 à 3 grammes par litre. Elles contiennent une assez grande quantité de sulfate de chaux. Elles sont chaudes ou froides.

Les eaux thermales sont les plus importantes. Leur température varie de 40 à 70° centigrades . Leur minéralisation est assez faible. Certaines sources, les plus chaudes, sont utiUsées en bains, d'autres sont bues à la buvette. Les analj^ses qui ont été données de ces eaux sont assez peu concordantes.

Elles contiennent toutes de 2 à 3 grammes de sels par htre, où dominent les chlorures et les sulfates de soude^ de chaux et de magnésie, avec quelques carbonates des mêmes bases. Des traces d'arsenic ont été trouvées dans les sources ferrugineuses. On compare, au point de vue médical, ces eaux à celles de Néris et de Lucques.

Après Hammam R'hira, les eaux thermales les plus importantes des environs d'Alger sont les eaux chlorurées sodiques d'Bammam Melouan près de Rovigo (G g. 33), où existe un établissement balnéaire plus modeste que le précédent. Ces eaux sourdent au fond d'une gorge escarpée et étaient autrefois d'un accès difficile, néanmoins elles ont toujours été tenues en grande estime. Aujourd'hui, elles ont un chemin d'accès carrossable et un hôtel modeste mais suffisant. L'ensemble des sources débite environ 345 000 Utres en vingt-quatre heures. Elles sont claires, onctueuses, inodores et gazeuses. Leur température est de 39 à 40°; leur composition assez voisine de celle de l'eau delà mer. Elles laissent déposer un peu de fer (1).

(1) Outre ces deux stations principales, on en trouve un grand nombre d'autres utilisées localement, surtout par les Arabes,

Fi^. 3;]. — Eaux d'Hammam Melouan,

Dans le département d'Oran, à 50 kilomètres d'Oran et à 3 kilomètres d'Ain Temouchent, nous trouvons aussi un établissement thermal de premier ordre, celui &' Hammam hou Hadjar (bains de la pierre), ainsi nommé à cause des dépôts travertineux que laissent ces eaux, qui forment en outre dans les griffons de curieux pisoUtbes, pareils à des pilules dragéifiées.

Ces eaux sourdent dans un terrain travertineux formé par elles et, comme à Hammam Meskoutine, il arrive que les griffons s'obstruent et se déplacent, ou que l'on trouve de nouvelles sources en creusantdes tranchées dans ce travertin. L'examen de ces travertins montre que les sources furent d'abord calcaires, puis ferrugineuses et sont enfin redevenues calcaires. La température est très variable. Il existe à Hammam bon Hadjar des sources froides et d'autres dont la température atteint 78°.

comme le Hammam Ksenua, à 40 kilomètres d'Aumale, dans la forêt du Kseuna, dont la température varie de 30 à 70° centigrades et qui sont fortement sulfureuses ; celles de l'ouod Okris dans la môme région ; les sources également sulfureuses des Ouled Auteur, prèsdeBoghar; celles deBerrouaghia, de rOuareusenis, d'Aïn Kebrita près Teniet, etc.

Les eaux ferrugineuses abondent dans le département d'Alger; outre celles déjà mentionnées, nous signalerons la source légèrement iodurée de la Bouzareah, celles du Frais- Vallon, de la forêt de Teniet el Haad, de Mouzaïa, d'Aïn Hammaraa, près de Milian;ih, de Boufarick, d'El Achour,du Fondouck, de i^'ort-Nationai ; les sources de la région de Dellys, de Bcrrouaghia, d'Aïn en Nehar, de Mazer, d'Aïn ben Bakti ; d'Aïn el Hammam à quatre kilomètres de Djelfa, et enfin de Ben Haroun dans la région de Dra el Mizan. Cette dernière localité contient aussi des eaux un peu laxatives.

Des eaux salines existent encore près du vieux Tenès, au Ksar Zerguin, région de Boghar au Cherf, à trente-six kilomèmètres de Djelfa, etc.

Les travaux de caplage ont plus d'une fois modilié la température et la composition des sources. Voici quelques analyses données parle service des mines :

SOURCE

du

palmier 78".

SOURCE

n» 9 froide.

SOURCE

de la

tranchée oG".

Bicarbonate de chaux...

— de magnésie.

— de soude

— de fer

Sulfate de chaux

Chlorure de calcium

— de magnésium.

— de sodium

Silice

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