‹ L'AlgérieChapitre 3 sur 104 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

cheurs ; l'exploration méthodique n'en est pas terminée.

Dans ce livre nous avons accumulé les notions d'histoire naturelle que nous eussions désiré trouver nous-mêmes en arrivant. Nous avons fait connaître les ressources qu'offre ce pays où, malgré une somme énorme d'efforts isolés, il reste tant à faire pour la mise en valeur du sol.

La France importe encore des pays étrangers trop de blés, de vins, d'huiles, de tabacs analogues à ceux que l'Algérie pourrait lui fournir. Le bétail Algérien constitue une ressource précieuse. Les mines, les phosphates, les alfas sont exploités par des étrangers et la France n'en tire aucun profit.

Tous les efforts doivent tendre à cette mise en valeur du sol, œuvre longue et difficile. C'est un beau champ d'activité pour ceux de nos compatriotes qui ne redoutent ni le déplacement, ni la lutte contre les éléments les plus variés.

Adonnés depuis plus de vingt ans à l'étude botanique de l'Algérie, nous l'avons parcourue en tous sens pour effectuer le dénombrement et étabUr la répartition des plantes qui peuplent ses plaines, ses montagnes et ses solitudes. Ce travail nous a permis de voir beaucoup, de puiser nos renseignements à des sources sûres et d'acquérir des convictions que nous cherchons de bonne foi à faire partager à nos lecteurs.

J.-A. Battandier. — L. ïrabut.

Alger, 15 décembre 1897.

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