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CULTURES MARAÎCHÈRES. 9S

rinées,les Polygalées, de nombreuses Protéacées qui fournissent de beaux spécimens à la flore des jardins. Enfin dans les stations sèches, qui ne sont pas rares, les plantes grasses prennent une place importante. Les Agave, Fourcroija, Aloe, Cerevs, Mamil- Iciria, Opuntia, Phyllocactus^ Kleinia sempervirens, iLcheveria, Euphorbia, enfin les nombreux Mésembrianihemum égaient les rochers et les pentes stériles.

Les fleurs recherchées en Algérie sont surtout celles qui fleurissent en hiver et au printemps; pendant l'été, beaucoup d'amateurs de jardins émigrent en France, d'autres néghgent les parterres qui demandent à ce moment des soins et de l'eau en abondance. Aussi les Anémones, les Renoncules, .lacinthes. Tubéreuses, Narcisses, Freesia, Gladiolus, Iris, Ixia, Tritonia, S par axis pullulent dans tous les jardins. Les beaux Canna commencent à se répandre, ils auront bientôt pris une place importante, car ils ne gèlent pas et forment d'énormes touffes. Les Chrysanthèmes sont aussi recherchés depuis peu. Les Orchidées sont encore à peu près inconnues; des essais timides permettent cependant d'espérer que la culture n'en serait pas difficile.

Cultures maraîchères. — La culture maraîchère n'existe qu'autour des grandes villes; les colons et même les grandes exploitations néghgent souvent le jardin potager, pour des causes multiples dont la principale est l'insécurité, les maraudeurs opérant presque toujours la récolte des fruits ou des légumes avant maturité complète. Sur le Uttoral, la culture maraîchère vise principalement l'exportation. Tous les légumes de France sont cultivés avec succès. Les artichauts, pommes de terre, haricots^ petits pois

font l'objet d'une exportation considérable pendant tout l'hiver.

Dans les jardins maraîchers du littoral, les cultures se succèdent sans interruption, grâce à d'abondantes fumures et à l'eau qui ne fait pas défaut, aussi un hectare de jardin est le plus souvent loué plus de 1000 francs à un maraîcher qui y vit avec sa famille. Quelques légumes sont faits en grande culture, comme les artichauts ; mais d'un autre côté la pomme de terre, pour la consommation locale, n'est pas produite en quantité suffisante et une importation considérable vient suppléer à ce défaut. Les Indigènes ne connaissent encore que fort peu cette culture, qui leur rendrait de grands services.

La Patate est assez largement cultivée et fournit un aliment très sain et à très bas prix.

Les Melons qui ont été longtemps importés d'Espagne viennent sans aucun soin ainsi que les Pastèques. Une Cucurbitacée, encore peu connue, est mûre en plein hiver, c'est la Chayotte, très estimée au Mexique et à la Martinique. Ce légume commence à entrer dans la consommation algérienne et pourra être hvré en grande abondance et à bas prix aux Halles de Paris, le jour où les Parisiens le connaîtront.

Les Piments sont l'objet de cultures importantes; les gros piments doux sont, aujourd'hui, consommés par les Européens comme par les Indigènes. La Tomate produit énormément pendant tout l'été, elle pourrait être faite en grande culture pour la préparation de conserves.

\J Hibiscus esculentus ou Gombo est une malvacée assez répandue dans les cultures indigènes oi^i le

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