‹ L'AlgérieChapitre 3 sur 102 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

nale conserve le caractère tellien; elle prolonge, toujours paraiièlement à la mer, son relief accentué; la branche méridionale se dirige vers le sud-ouest, elle est moins épaisse et moins élevée. En divergeant ainsi, les deux systèmes orographiques déterminent une terrasse dont ils constituent les gradins d'accès. Cette terrasse forme une troisième région qui se distingue fort bien des deux premières. Elle ne communique avec le Tell que par les pentes souvent abruptes des montagnes et quelques étroites vallées; elle s'incline plus doucement vers le Sahara, et, dans le sud-est, elle s'y trouve reliée par des dépressions successives. Entre le Djebel bou-Khaïl et l'Aurès, le bourrelet saharien est partiellement interrompu, le désert passe par cette brèche et s'avance jusqu'au Hodna.

Les terrains anciens, gneiss et micaschistes, occupent peu de place en Algérie. Ils sont situés sur le bord de la mer et accompagnés de roches éruptives récentes. En arrière de ce massif ancien se dressent les chaînes calcaires algériennes, principalement composées de terrains jurassiques et crétacés. Le plissement de l'Atlas a été une œuvre de longue haleine et résulte de mouvements répétés : mais ce sont les derniers de ces mouvements, ceux de la période tertiaire (Eocène et surtout Miocène) qui ont imposé à TAtlas algérien son orographie. Les dernières périodes géologiques, depuis l'Oligocène, ont été marquées par de puissantes dénudations et par l'amoncellement dans les parties déprimées des produits de cette destruction, qui, sur de vastes surfaces, cachent aujourd'hui l'ossature des chaînes.

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