CHAPITRE VII
La diversité des productions que donnent les difTérontes régions de l'Algérie a toujours déterminé dans l'intérieur du pays un mouvement d'échange assez important. De temps immémorial, le Tell a vu arriver les caravanes des nomades, apportant à dos de chameau leurs dattes, leurs haïcks, leurs tapis, leurs plumes d'autruche, ramenant en échange des céréales, des produits fabriqués, des armes, des munitions. A ce va-et-vient régulier s'ajoutaient les courses des colporteurs juifs ou kabyles, des Mozabitcs, intermédiaires actifs et négociants résolus. Dans les tribus se tenaient régulièrement des marchés, des Souks, dont quelques-uns très fréquentés; chacun avait son jour : il y avait le marché du dimanche, Souk-el-Hâd; le marché du mercredi, Souk-el-Ar^ba; le marché du vendredi, 502/^el-Djema. Plusieurs localités ne sont pas désignées par d'autres noms. En pays kabyle, le jour où se tenait le marché, les guerres et les inimitiés faisaient trêve. Maintenant les villes françaises ont aussi leur marché hebdomadaire. Cela n'empêche pas que les Souks subsistent, les colons et les commerçants européens s'y rencontrent avec les indigènes. Les caravanes vont et viennent comme par le passé du sud au nord et du nord au sud; en pays arabe, les colporteurs continuent leur négoce ambulant, le commis voyageur ne leur fait pas encore concurrence et ne tente guère d'affaires en dehors des centres européens. Il est bien malaisé d'évaluer ce mouvement du
commerce intérieur, mais on peut affirmer qu'il s'est accru dans de fortes proportions depuis la conquête. Il ira en se développant à mesure que la production augmentera, que les industries se multi[)lieront et qu'avec les ressources grandiront les besoins.
Le commerce extérieur de l'Algérie a été soumis assez longtemps à une législation spéciale. Au début, les droits étaient perçus à l'entrée et à la sortie, les produits algériens payaient encore en arrivant dans la métropole. La France et l'Algérie étaient Tune pour l'autre à l'état « d'étrangers effectifs ». En 1835, une franchise absolue fut établie à l'importation pour les produits français et pour ceux des produits étrangers qui n'avaient pas leurs similaires en France ou qui étaient jugés indispensables; à l'exportation, les marchandises destinées à la métropole sortaient librement, celles qui allaient à l'étranger payaient selon le tarif français. L'ordonnance de 18Zi3 maintint à l'importation l'exemption de droits pour les produits français et retendit à tous les articles destinés à l'alimentation, à l'agriculture et aux constructions, quelle que fût leur provenance. Les produits algériens obtinrent un traitement de faveur à l'entrée en France. La loi de 1851 et celle de 1867 établirent l'union douanière entre la France et sa colonie. Sous ce régime, l'/Vlgérie exportait en franchise ses produits naturels ou fabriqués, à l'exception de quelques articles (chiffons autres que ceux de laine, drilles, cordages, cartons de simple moulage ou pâte à papier). Sauf les tabacs, tous étaient admis en France sans avoir à acquitter aucun droit. A l'importation, les provenances françaises, les sucres exceptés, avaient la libre entrée. Les marchandises étrangères étaient divisées en trois séries : les unes (morues, tissus, bâtiments de mer et embarcations, elTets à usage, boissons distillées et fermentées) étaient tarifées comme dans la métropole; d'autres (métaux, produits chimiques, poterie, verrerie, papier, armes de commerce,
machines, outils, ouvrages en métaux) ne payaient qu'un tiers (les droits exigés en France ; les machines, outils, etc. , destinés à Tagriculture obtenaient même pleine franchise, une troisième catégorie de produits (café, poivre, piment, girofle, cannelle, vanille, muscade, tabacs) était soumise à un tarif spécial. En facilitant l'importation de matières premières telles que les métaux et les produits chimiques, celle des machines, outils, ouvrages en métaux, ce régime a contribué pour une grande part au développement de la colonie. Mais il excitait les vives réclamations de certaines industries françaises, notamment de l'industrie métallurgique, qui le dénonçaient comme favorable à la concurrence étrangère. Il fut aboli par la loi de finances du 29 décembre 188/i, qui établissait d'une manière à peu près complète l'assimilation douanière (article 10). Sauf les produits naturels et fabriqués venant de la Tunisie, du Maroc et du sud de l'Algérie, tous les produits étrangers importés en Algérie étaient soumis aux mêmes droits que s'ils étaient importés en France. Exception était faite pour les tabacs, soumis à un tarif spécial, et aussi pour les sucres et les denrées coloniales, dans la taxation desquels on tenait compte de la surcharge résultant de l'octroi de mer. La loi de finances du 28 décembre 1895 a fixé aux deux tiers des droits du tarif métropolitain les droits à percevoir sur les sucres, y compris ceux des colonies françaises et des fabriques de la métropole, et sur les poivres, piments, cannelles, muscades, macis, viiulles, girofles. Depuis lors, la loi du 17 décembre 1900 ayant organisé une procédure spéciale pour la modification ou l'établissement des impôts autres que les taxes de douanes, et le caractère d'impôt de consommation ayant été reconnu à la taxe des sucres, le projet de budget de l'Algérie pour 1903 prévoit un abaissement de 16 fr. à la taxe des sucres et une augmentation de 207 fr. sur les alcools.
L'octroi de mer est particulier à TAlgérie. Jusqu'en 1884 c'était une taxe municipale, perçue dans les ports et sur
440 LES rORCES PRODUCTIVES
les frontières de terre pour le service des douanes et dont le produit, sauf un prélèvement de 5 pour 100 retenu pour frais de perception, était dans chaque département réparti entre les communes. Comme il constituait pour celles-ci une importante ressource, la tendance naturelle des corps élus de la colonie était de demander l'élévation des droits et leur application à un plus grand nombre d'articles. C'est ainsi que les tarifs établis en 1880 atteignaient non plus seulement les denrées, mais des objets tels que les faïences et porcelaines, les matériaux de construction, les bois, les fers et fonte. On proposait même d*y ajouter les tissus; quelques-uns, méconnaissant la nature même de l'octroi de mer, voulaient qu'on se servît de ses tarifs pour proléger l'industrie locale. C'eût été s'exposer aux réclamations des puissances étrangères et redoubler les plaintes déjà très vives du commerce français. Pour couper court à ces difficultés, un décret du 26 décembre 188/i remania entièrement l'octroi de mer. Les nouveaux tarifs ne s'appliquaient plus qu'à un petit nombre d'articles, pour la plupart des denrées coloniales, n'ayant leurs similaires ni en France ni en Algérie. Ils frappaient en outre les alcools et les bières, mais, par compensation, la production locale de ces deux derniers articles était soumise à une taxe égale (/i5 fr. pour l'hectolitre d'alcool, 5 fr. pour l'hectolitre de bière). Une disposition transitoire, qui a pris fin au 1" janvier 1887, admettait les alcools fabriqués en Algérie à ne payer que demi-droit. Depuis, le tarif de l'octroi de mer et de la taxe intérieure a été porté de lib à 50 fr., et on y a superposé au profi» du Trésor un droit de consommation de 30 fr., qui, poilé à 75 fr. en 1895, atteint aujourd'hui 128 IV. Les tarifs des autres articles n'ont pas été modifiés. Jusqu'en 1887 les produits de l'octroi de mer, totalisés par département, étaient distribués aux communes au prorata de leur population, les habitants européens comptant chacun pour une unité, les israélites et les musulmans
LE COMMERCE 4^% i
pour un huitième dans les communes de plein exercice, pour un quarantième dans les communes mixtes. Le décret du 27 juin 1887 changea ce mode de répartition. Le produit de l'octroi de mer devait être totalisé en un fonds commun pour toute l'Algérie et réparti ensuite entre les communes. Les israélites étaient décomptés chacun pour une unité, au même titre que les habitants européens, les musulmans pour un septième d'unité dans les communes de plein exercice, pour un vingt-huilième dans les communes mixtes. La première de ces dispositions fut l'objet d'ajournements succesifs et ne reçut son application qu'à partir de 189/i. A la même époque on a repris l'ancienne base de comptage pour les indigènes musulmans. Le produit brut de l'octroi de mer a été en 1901 de 8 180 000 fr., le produit net (frais de recouvrement déduits), à répartir entre les communes, de 7 688 000 fr. Pour la période décennale 1890-1900 la moyenne annuelle a été de 8 millions environ.
Les prohibitions qui avaient d'abord fermé l'Algérie aux produits du Maroc et de la Tunisie furent levées en 1853; la même année, on organisait sur les frontières de ces deux États un service de douanes. La loi de 1867 exempta de tous droits l'importation parles voies de terre des produits naturels ou fabriqués, originaires du Maroc, de la Tunisie ou du sud de l'Algérie. Un peu plus tard, l'oasis de Biskra devint « pays franc » pour l'exportation vers le Sud de diverses marchandises et notamment des sucres et des cafés. Cette franchise fut abolie en 188/i Mais la loi de finances du 16 avril 1895 a admis en principe l'exonération de tous droits pour les marchandises arrivant dans les ports de l'Algérie, à destination « des contrées situées en dehors du territoire soumis au régime des douanes et de l'octroi de mer ». Des décrets du 27 décembre 1896 et du 1" février 1902, intervenus en exécution de cette loi, énumèrcnt les marchandises admises à la détaxe de l'octroi de mer, en même temps
qu'ils fixant les postes par lesquels ces marchamlises doivent sortir du territoire algérien. Les marchandises autorisées à transiter par le décret de 1896 sont principalement les sucres provenant de l'industrie française, les cafés, thés, épices, huiles minérales. Le décret de 1902 a ajouté à cette hste les toiles de coton, mais sans spécifier, comme le décret de 1896 l'avait fait pour les sucres, que ces cotonnades devront être de provenance française; aussi l'abrogation de ce dernier décret est-elle demandée par les Chambres de commerce françaises, qui y voient une prime à la contrebande. Quoi qu'il en soit, les exportations de l'Algérie au Maroc, sous le régime du transit spécial tel qu'il est organisé, ont atteint en 1902 7/i9 000 francs. Ces mesures ont une portée politique encore plus que commerciale. La pacification de nos frontières sahariennes, notre influence sur les sédentaires des oasis et les tribus noniades y gagneront certainement. Mais il est douteux que les transactions avec le Sud prennent jamais une bien grande extension. De ce côté, si l'on veut trouver un vrai centre de production et de consommation, il faut aller jusqu'au Soudan; or, la traversée du Sahara est un obstacle trop sérieux pour que de puissants courants de circulation se puissent établir. Quant à nos relations par voie de terre avec le Maroc, elles ne prendront un développement considérable que lorsque les voies ferrées du Tell et du Sud se prolongeront au delà de la frontière. A l'Est, la conquête de la Tunisie et l'achèvement de la ligne de la Medjerda avaient donné lieu à un mouvement assez important, mais quelque peu factice. Les produits tunisiens avaient intérêt à passer par l'Algérie, pour éviter les droits élevés dont les frappait à l'entrée en France l'application du tarif général des douanes. Depuis que ce régime a été modifié, ils se rendent directement à destination. En fait, la Tunisie et l'Algérie se ressemblent trop pour avoir beaucoup à se demander ou à s'olfrir réciproquement.
LE COMMERCS 443
Jusqu'aujourd'hui, c'est par la voie maritime que s'est fait presque exclusivement le commerce extérieur de l'Algérie. Depuis 1830, ce commerce a progressé d'une manière à peu près continue. Il était
En 1831 de 7 983 600 fr.
En 1840 de 61 423 571
En 1850 de 82 961 165
En 1860 de 157 243 435
En 1870 de 297 146 962
En 18"i5 de 336 290 848
En 1880 de 472 269 777
En 1885 de 433 327 571
En 1890 de 545 977 241
En 1895 de 568 999 698
En 1896 de 523 208 701
En 1897 de 572 629 490
En 1898 de 587 991 745
En 1899 de 665 262 503
En 1900 de 566 135 325
En 1901 de 580 538 000
En 1902 de 624 858 000
La moyenne annuelle pour la période décennale 1891- 1900 est de b!ibS9!i000 fr. ; elle était seulement de /i33 6I8 000 Ir. pour la période décennale 1881-1890.
Au début, le commerce extérieur de l'Algérie consistait d'une manière presque exclusive. en importations. Les soldats de l'armée d'Afrique, les employés d'administration, quelques émigrants libres formaient l'élément européen ; ils consommaient beaucoup et ne produisaient guère. En 1831, on importe pour 6 50/iOOO francs de marchandises, on exporte seulement pour 1 479600 francs ; c'est une proportion d'un cinquième. En 1840, au fort de la lutte contre Abd-el-Kader, l'exportation est presque nulle : elle représente environ la quinzième partie du mouvement total (3 788834 francs sur 57 334 737). En 1851, lorsque les grandes guerres sont terminées, elle se relève au-dessus du cinquième, 19 792 79J sur 86 743 373. De 1851 à 1861, son importance relative varie du quart au tiers (47 785 982 sur 157 243 735 en 1860); elle représente les deux cinquièmes en 1870 (124 456 249 sur un
total (le 2971/16 962); elle est des trois septièmes entre 1870 et 1876, des trois huitièmes de 1876 à 1880 (168 835136 sur /i72 269 277 en 1880). Les années 1881- 1882, 1883, oii les importations ont monté à 3/i2 millions, /ill millions, 320 millions contre des exportations de lZi3 millions, 150 millions, ilik millions, correspondent à une période de développement, pendant laquelle l'outillage économique s'est considérablement accru par l'extension des voies ferrées, par des constructions, des plantations nouvelles. De 1884 à 1889, on remarque un ralentissement des importations, qui tombent à 289, 237, 222, 220 et 216 millions ; par contre, les exportations se relèvent à 175, 195, 196, 200, 210 millions. Les dépenses d'installation de la période précédente commencent à donner des résultats, la production répond dans une plus large mesure à la demande de la consommation intérieure et du commerce. L'équilibre tend à s'établir; il est obtenu en 1889 et en 1890, où les exportations dépassent même légèrement les importations. Celles-ci cependant ont repris une marche ascendante qui les ramène à 249 et 272 millions. Entre 1891 et 1894, elles font pencher la balance avec des chiffres de 292, 273 et 256 millions contre 235, 243 et 192. La proportion égale des années 1889 et 1890 se retrouve en 1894, avec 265 134 000 lYancs à l'importation, 265 713 000 francs à l'exportation. En 1895, les exportations l'emportent de beaucoup, avec 307 millions contre 261. Depuis lors, l'équilibre peut être considéré comme établi, car tantôt c'est l'importation qui donne les chiffres les plus élevés, tantôt c'est l'exportation. Les fluctuations paraissent dépendre surtout des résultats des campagnes agricoles tant en Algérie qu'en France. Ainsi les imporlalions l'emportent en 1896 (275 798 080 contre 247 409 000), en 1898 (302 223 000 contre 285 768 000), en 1900 (323 818 000 contre 242317000), et 1901 (318 593 000 contre 261945 000); les exportations ont été les plus fortes en 1897 (295 768 000 contre276901000)et1899 (346415000 contre319847000).
LE COMMEUCE 4io
II convient d'observer que ces chiffres étaient jusqu'ici calculés d'après les prix unitaires adoptés par la commission des valeurs du ministère des Finances et que les prix, du moins pour certains produits d'exportation, le vin notamment, étaient notablement supérieurs à ceux réellement pratiqués en Algérie. Cette considération a motivé la création à Al^^er d'une commission locale des valeurs, instituée en 1902 pour fixer les taux d'évaluation, à appliquer aux marchandises algériennes destinés à Texporlation. C'est d'après les Documents statistiques réunis par l'administration des Douanes d- Algérie que nous reproduisons à la fin de ce chapitre des tableaux relatifs aux importations et exportations pour l'année 1901. A l'importation, les articles qui figurent pour les valeurs les plus notables sont les tissus : tissus de coton (34 millions), tissus de laine (8 millions), tissus de jute [h millions); d'autres produits fabriqués : vêtements confectionnés et pièces de lingerie (8 millions), outils et ouvrages en métaux (10 millions), peaux et pelleteries ouvrées (19 millions), meubles et ouvrages en bois (9 millions), machines et mécaniques (7 millions), parfumerie et savons (7 millions), bimbeloterie et brosserie (k millions), poteries, verres et cristaux [!x jmillions), articles de papelerie et de librairie (5 millions); les bestiaux sur pied (15 millions) et les bêtes de somme (1 /iOOOOO fr.); les tabacs fabriqués ou en feuilles (3 millions); des matières industrielles : houille (5 millions, plus 3 millions et demi pour la réexportation); bois (9 millions); produits chimiques (3 millions); pétroles (1 million et demi) ; matériaux de construction (12 millions) ; fers, fontes et aciers (9 millions); des produits alimentaires : cafés (6 millions) sucres (5 millions et demi), huiles d*olive et sucs végétaux (5 millions), beurres et fromages (5 millions), vins (3 millions), eaux-de-vie et liqueurs (3 millions), grains et farines (3 millions et demi), légumes secs et pommes de terre (k millions), fruits de table (2 millions). On constate des augmenta-
tiens sur les produits fabriqués, notamment les outils et ouvrages en métaux, les peaux et pelleteries ouvrées, les machines et mécaniques; des diminutions sur le bétail sur pied, les céréales, les huiles, les vins.
A Texporlalion, on trouve surtout des produits agricoles, céréales, vins et eaux-de-vie, légumes frais et secs, fruits de table, tabacs en feuilles, huile d'olive; des produits de l'élevage : animaux sur pied, laines, peaux; des produits naturels provenant de la pèche : poissons frais ou conservés; de l'exploitation des forêts : liège, écorces à tan; des minerais et phosphates, des alfas, du crin végétal; et seulement quelques produits industriels, comme les tabacs fabriqués, les tissus, etc. L'exportation des céréales tient le premier rang avec un chiffre de plus de 76 millions, dépassant même celle des vins ralentie par la mévente (57 millions *) ; l'exportation des animaux sur pied est de SU millions, celle des laines de !i millions et demi seulement, celle des peaux de 13 raillions. Les tabacs fabriqués et en feuilles atteignent à 7 millions, les produits des forêts : lièges, écorces à tan, à 8 millions et demi, les alfas à 5 millions.
La meilleure partie des transactions se fait avec la France. En 1901, sur 580 538 000 francs d'affaires, la part de la France a été de /i66 /i61 000 francs : 255 UO 000 francs aux importations, 211 221 000 francs aux exportations, soit une proportion de 80 p. 100 pour les premières comme pour les secondes. Pendant la période décennale 1891-1900, le mouvement total du commerce extérieur de l'Algérie a été de 5 milliards 458 millions : la métropole figure dans ce total pour A milliards 303 millions. A l'importation, pendant les mêmes années, on trouve 2 milliards 163 millions de marchandises françaises sur un chiffre global de 2. milliards 795 millions; à l'exportation, pour 2 milliards l/iO millions d'affaires avec la France sur un total de 2 milliards 663 millions. La proportion se