‹ L'Algérie romaineChapitre 1 sur 174 · DE CETTE SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE CETTE SECONDE ÉDITION

Ce livre, dans sa première forme de thèse et sous ^ son modeste titre d'esquisse, avait été bien accueilli , d'abord par ses juges naturels, MM, les professeurs de la Faculté d'Aix, que je remercie encore de leur grande bienveillance, puis par de distingués et indulgents critiques ou caJuarades de l'Université, par des lecteurs algériens ou qui aiment les choses d'Algérie, enfin par l'Académie française elle-même.

Il m'était permis de m'en souvenir et, le premier tirage épuisé, d'essayer une édition nouvelle.

Je m'étais donc mis à l'ouvrage , avec tous les scrupules d'ailleurs et toute la lenteur qui siéent à un administrateur très préoccupé d'autres soins. Combien aurais-je hésité plus encore, combien aurais-je tardé et remis davantage, si j'avais près-

ÎI AVERTISSEMENT

senti ce que j'appellerai cette éclosion simultanée, cette moisson prochaine de documents algériens ! Et d'abord cette apparition du Corpus africain mis en train par Gustave Wilmanns, achevé par Mommsen lui-m,ême, œuvre riche de renseignements, d'indications, de vues, de faits de toute sorte, à vrai dire préparée de longue date par les travaux de Léon Renier sur cette Afrique latine qu'il a révélée au monde savant. J'ajoute que, nécessairement incomplète au lendemain de sa naissance, l'œuvre de Léon Renier et de Mommsen attend déjà et recevra de notre Institut algérien son couronnement définitif.

Puis sont venus l'expédition de Tunisie, si féconde aussi pour la science, les trouvailles de nos officiers, les découvertes de nos missionnaires, ia publication qui commence d'un Bulletin de correspondance africaine, émule de ceux de Rome et d'Athènes, les travaux de cette jeune, brillante, sincère École d'Alger, qui a foi dans sa tâche et dans ses destinées, qui ressaisit avidement tout ce domaine algérien, stimule les curieux d'Oran * et parfait l'œuvre de Gonstantine ". Combien tout cela, en renouvelant, en étendant sensiblement le champ d'études où j'avais

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