‹ L'Algérie romaineChapitre 2 sur 174 · Société archéologique d'Oran · texte numérisé non relu

Société archéologique d'Oran

â. Société archéologique de Constantine; tables générales par M. Poulie. M. Mac-Carthy, si bien maître de son Algeria romana géographique, nous promet de son côté, comme complément de tant de beaux travaux, une carte de la Tunisie ancienne.

ÂYERTISSEMBNT III

pénétré jadis, aurait, si je l'avais prévu, arrêté mon propre dessein! La chose commencée, il la fallait achever. Je m'y suis employé de mon mieux.

Tel quel, ce livre vaut mieux, ce semble, que Tessai qui Ta précédé; je l'ai corrigé, remanié, rectifié de bien des manières ; j'y ai comblé de graves lacunes; je l'ai singulièrement augmenté de parties tout à fait nouvelles. J'en sais, comme personne, toutes les imperfections; mais j'y vois cependant, à l'intention des Algériens soucieux du passé de leur pays natal, à l'adresse aussi de ceux qui en France commencent. Dieu merci ! à se préoccuper beaucoup plus de cette France d'outre-mer, de cette France nouvelle, j'y vois une sorte de manuel de l'Algérie romaine , où ils trouveront plus d'une chose utile qu'ils aimeront peut-être à savoir. Aussi bien ai-je, dans ce sens, comme aifecté de remplir ce livre, et cela jusqu'à l'alourdir *, de notes, d'appendices, de menus faits antiques, de détails de la vie romaine qui seront sur le sujet même, et autour du sujet, de commodes indications.

Mais ce que je vois surtout, c^est ce que je voudrais faire, ce que je pourrais faire peut-être, en prenant le temps nécessaire, après que ces études algériennes, commencées depuis bien longtemps à l'école

1. L'auteur n'avait pas eu d'abord Tambition d'un ouvrage en deux volumes. Mais la matière a forcé le cadre; le tome unique a dû se diviser en deux, en dépit de la pagination.

ly AVERTISSEMENT

du meilleur, du plus savant des maîtres — c'est désigner Léon Renier — et poursuivies, dans le pays môme, sous cette inspiration pour ainsi dire présente du milieu, des hommes et des choses, ainsi qu'à la lumière toute proche des travaux de notre Institut, m'auront initié plus encore à un si vaste et beau sujet.

Puisque la confiance bienveillante de M. le ministre de l'instruction publique, en me remettant de que d'un mot patriotique et tout à fait heureux il appelle la plus belle académie de France, m'a donné de revoir, d'habiter, de visiter notre admirable Afrique, il m'est permis peut-être de me promettre à moi-même et de placer aussi sous son haut patronage, après les travaux du recteur où Je ne compte point m'épargner, les études plus libres d'un avenir encore lointain, un peu moins affairé, et où je vois d'ailleurs comme une autre façon de servir encore l'Algérie.

Alger, novembre 1882.

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