‹ L'Algérie romaineChapitre 116 sur 174 · RKGIMË RÉPCBLiCAlN · texte numérisé non relu

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années d'ordre et d*adminislration probe et équitable Ml modéra les impôts sur les nations sujettes, autant que te nécessités de TËtat le lui permettaient. On connaît ce mol qu'il répéta souvent à ses gouverneurs : « Un bon berger tond son troupeau : il ne Técorche pas •. » Livie, à qui l'on attribuait une influence salutaire sur Tesprit de son fils, partagea avec lui la gratitude des provinces; on lit, sur quelques-unes des médailles frappées à son type, ces mots : Mht de r univers '. »

La folie de Caligula, heureusement pour le genre humain, ne pesa que pendant quatre ans sur 1^ monde ; quant à Claude, M. A. Thierry l'appelle à bon droit le père des provinces. Les crimes monstrueux de Néron eurent surtout Rome pour théâtre, et, dans le reste du monde, il n'était pas impopulaire. Lui mort , éclate au jour toute l'importance politique qu'avaient déjà les provinciaux. Les provinces proclament quatre empereurs : elles ne pouvaient que bénéficier de toutes ces candidatures naturellement riches de promesses et qui se présentaient les mains pleines de nouveaux droits et de nouvelles immunités. Elles trouvèrent en effet leur compte à ces règnes d'un moment, si vite dévorés; et Tavisé Vespasien eut la sagesse de leur maintenir à peu près toutes les concessions et tous les avantages qu'avait faits à chacune le prince qu'elle avait adopté.

« Tacite dit que les guerres de Galba , d'Othon et de Vilellius avaient révélé le secret de l'empire, savoir que le prince pouvait être élu ailleurs qu'à Rome ; l'élévation de Nerva révéla un bien autre secret : c'est qu'il n'avait pas même besoin d'être Italien *. » Avec Nerva, les provinciaux

1. Tac, Ann., IV, 6 : « Et ne prorinciœ novis oneribus turbarentufi utque vêlera sine avaritia aut cnidelUate magistratuum tolerarent proti' débat. Corporum verbera, ademptiones bonorum aberant. »

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