‹ L'Algérie romaineChapitre 115 sur 174 · Am. Thierry., Tableau de l'empire, cli · texte numérisé non relu

Am. Thierry., Tableau de l'empire, cli

iicéron donnait inutilement aux gouverneurs de la republique *. »

Jusque-là, les provinces avaient nourri leurs gouverneurs. Ceux-ci deviennent , dans la constitution d'Auguste, des fonctionnaires salariés ; ils ne sont plus que des agents appointés, soit du sénat, soit de Tempereur, dont le gouvernement qui les paye se fait dès lors responsable. Les provinces étaient bien lointaines , les gouverneurs bien isolés et bien indépendants ; on ne savait guère à Rome et surtout on ne savait pas vite ce qui se passait à de telles distances. Mais rimmense travail du cadastre, entrepris par César, achevé sous les auspices d'Auguste et sous la direction d'Agrippa, avait servi à reconnaître, en quelque sorte, et à mesurer f empire, et permis d'y percer, savamment et méthodiquement, ces routes ce que les Romains regardaieht comme les rênes du gouvernement, et qui sont, avec le droit civil, la grande originalité de ce peuple. » Echelonné sur tout ce réseau, qui partait du Forum et du milliaire d'or, un serrée régulier de postes mit Rome en communication avec tous les points de l'empire ; sur toutes ces routes militaires, devenues en même temps de grandes voies commerciales, circulèrent d'abord des cavaliers, bientôt des voitures portant les dépêches et amenant de bien loin des courriers ïue le prince, à l'occasion, était bien aise d'interroger luimême ^

Mieux encore que ces mesures d'ailleurs excellentes : la surveillance impartiale et désintéressée de l'empereur, l'œil vigilant du maître. Auguste eut bien encore plus d'une tolérance coupable ; mais Tibère porta dans le châtiment de ces crimes d'argent commis sur les provinciaux toute la rigueur ^^ son caractère ^. « Les neuf premières années de son prin- 'îipat furent, pour les peuples placés hors de l'Italie, neuf

t. V. Duruy, t. IV.

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