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olUia OccidentiSj

248 LE PROCONSUL DAFRIQIE

troisième diocèse — d'Hadruméte ou de Tripoli , peu imporle, — était devenu lui-nn^me une province distincte, un gouvernement propre et qu'il avait son gouverneur. L'un de ces deux légats résidait à Carthage : Ammio Manio Cxsom iS'icomacho Am'cio Paulino légat o Karthaginis sub proconsule Anicio luliano pâtre suo *. L'autre figure sur une inscription datée de 340 , en qualité de légat propréteur de la province de Numidie *, à savoir do la Numidie proconsulaire, inférieure, qui n'était autre que le diocèse d'Hippone — d'Htppo /{egius, ix ce qu'il semble — des trois premiers siècles de l'empire.

Un tel cortège d'officiers considérables, et tout ce qu'il supposait de fonctionnaires subalternes, ne pouvait manquer de relever encore le prestige et de grandir la situation du magistrat à qui le Sénat déléguait le soin d'administrer un si bel apanage. Au livre III de ses Annales. Tacite montre bien en effet quelle grosse affaire c'était pour le Sénat que le choix d'un gouverneur d'Afrique, surtout en temps de guerre. Un message de l'empereur informe le Sénat que Tacfarinas inquiète de nouveau le pays, et qu'il faut là un proconsul sachant la guerre, un homme de tous points solide. Le passage est curieux sous plus d'un rapport. Les sénateurs commencent à discuter les titres des candidats. En fin de compte, ils s'en rapportent à César. Quelques jours après arrive la réponse de Tibère : il se plaignait qu'on lui renvoyât toutes les affaires et qu'on rejetât tout sur lui; pourtant il désignait au choix des sénateurs M. Lepidus et Junius Blsesus. Tous les deux furent entendus ; tous les deux s'excusèrent et firent des cérémonies : Lepidus les fit pour tout de bon ; Blaesus était moins sincère ; on ne le prit pas au mot : il était oncle de Séjan '.

Aussi bien, avant même la mesure de méfiance que va

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