IWd., 4508. Voir à VApp. XXVII
l'année !288; un monument de Sétif, daté de cette année, mentionne un gouverneur cpii s'intitule encore praeses provincix Mauretaniae Caesariensis ^ Mais, quelqpie temps après, elle fut subdivisée, et Ton en forma deux provinces, celle de Caesarea et celle de Sitifis, à l'époque de révoltes et de luttes qui se termina heureusement par la campagne et les victoires de l'année 290. Les deux provinces restèrent d'abord sous la main d'un même gouverneur; dans une inscription de Bougie, élevée aux dieux immortels par la reconnaissance d'un praeses de la Maurétanie Césarienne, Aurelius Litua, vainqueur des Quinquegenliens révoltés, le gouverneur rappelle qu'il a dû sa victoire aux efforts et aux exploits communs des troupes de sa double province de Ca&sarea et de Sitifis '. Ce ne fut d'ailleurs là sans doute qu'une mesure provisoire et une précaution militaire qui durent cesser avec la guerre.
Les frontières qui séparèrent la nouvelle circonscription de Sitifis et celle de Caesarea furent tout à fait de convention et purement administratives. Elles laissaient à la première la petite ville côlière de Rusazu, le magnifique port de Saldae, presque tout le bassin du Sahel, toute la riche région du Hodna ; à la seconde, le fertile et verdoyant massif du Djurdjurâ, peuplé de ses tribus indomptables, et la citadelle d'Âuzia. Aussi bien, pour ce qui est de toutes les provinces constituées par Dioclétien, en retrouve-t-on exactement le cadre et les limites dans le tableau des évôchés et des diocèses ecclésiastiques.
Entre la Maurétanie Tingitane et la Césarienne, la nature a, de toute antiquité, creusé le fossé de la Moulouya ', et laissé de larges solitudes qui isolent à peu près le pays de Tingi de tout le reste de l'Afrique. Aussi cette région
i. Corput, 8474.