CorpWf 9990. Voir la notice de Wilmanns, p
vieilles provinces du Sénat et de Tempereur, ainsi les mo-» numents qui, se continuant de rembouchure de l'Ampsagas au désert, mentionnent le légat du prince, sont comme autant de jalons et de bornes qui marquent approximativement les confins du gouvernement numide et des procuratures mau* rétaniennes.
Au sud, la limite se placerait aux alentours de quelques petites localités modernes, dont le nom antique nous échappe, Doucen, El-Gara, Massad. Toute cette première zone du désert, du moins cette zone peu habitée qui s'étend par delà les lacs salés, les chotts du pays de Sitifis, a été en partie occu« pée, depuis Tépoque de Sévère, par des garnisons romaines. Comme la zone méridionale du territoire tripolitain, cette région toute militaire obéissait au légat de la troisième légion. Des inscriptions de Doucen et d'El-Gara mentionnent le légat impérial et semblent prouver que ces deux points reçurent des soldats de la légion de Lambèse; quant au petit village indigène de Massad, il fut certainement le quartier d'un détachement de cette légion *. Or partout où se trouvait, partout où s'avançait un poste légionnaire, là s'avançait, là s'étendait aussi la Numidie; la région dont je parle était donc laissée en dehors du territoire maurétanien, et elle faisait partie du territoire numide. Mais c'en étaient là les confins. Tout de même, en allant vers le nord, l'importante station de Zarai, où campa jusqu'en 202 une des cohortes détachées du corps d'armée de Lambèse, appartenait par suite au pays numide ; mais le tarif de douane qu'on a trouvé dans cette ville, lex portus^ atteste que Zarai se trouvait à la limite des deux provinces ^. La' petite cité de Cuicul, placée entre Sitifis et Milev, compléterait à peu près la ligne que nous tâchons de reconstituer.
La province de Maurétanie Césarienùe demeura certainement telle qu'elle avait été primitivement constituée jusqu'en