Procôpius, h, Fomi,, 2, 20; Isidorus Orig
à ses titres personnels, à ses brillants services civils et militaires '. On connaît également un subprocurator dans cette môme province de Tingi *. Ëtait-ce donc là encore, dansées pays reculés, à demi sauvages, frémissants^ qu'en une occorre^ce critique le gouverneur eût eu besoin d'un auxiliaire et d'un lieutenant?
Ainsi, c'était de shnples chevaliers qui administraient pour l'empereur les deux provinces maurétaniennes; toutefois, à une certaine époque, depuis Gordien jusqu'à Gallus, les gouverneurs y sont de rang sénatorial et portent momentançr ment le titre de légat propréteur de l'une et l'autre Mauretanie, legatus pro p'xtore utriusque Mauretanisd, C'est le temps où la légion de Lambése, la légion troisième Augusta, licenciée et détruite par la haine de Gordien III, dut être remplacée par les troupes du pays maure, et où au légat de la légion, gouverneur de Numidie, fut substitué provisoirement le gouvepeur de la Maurétanie, dont on augmenta les pouvoirs et dont on accrut le corps d'armée.
Au iv^ siècle, lorsque des raisons politiques ou administratives eurent fait ajouter la province de Sétif aux deux anciennes Maurétanies, et que fut supprimé le titre de procurateur, apparurent dans les inscriptions le prseses provincix Mauretantœ Cœsariensis vir perfectissimus et ses collègues des deux provinces voisines de Sitifis et de Tingi. Ces deux derniers, tant que fut maintenu leur emploi, conservèrent le titre équestre de perfecttssimes ; leur collègue de Caesarea réunit plus tard dans ses mains l'autorité civile aux pouvoirs militaires et devint un plus grand personnage et un magistrat plus considérable.
Il porta d'abord le titre de cornes et prœses provinôx Mauretaniœ Cœsariensis vir clarissimus; puis il devint dux limitis et prœses provinciœ Mauretanise Cœsariensis vir spectabilis,