‹ L'Algérie romaineChapitre 158 sur 174 · Suétone, Tih · texte numérisé non relu

Suétone, Tih

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lemp.s perdu, el TAfrique se trouva bien des efforts que fit le pauvre prince pour gagner le cœur des soldats par des distributions de terres, et stimuler, par de nouveaux envois de colons, la vitalité de Tltalie et la prospérité des provinces. L'occasion d'ailleurs lui était favorable et lui ouvrait un large débouché : la Maurétanie. Les tribus qui, sous le nom de Gétules S formaient la population méridionale du royaume de Juba le Jeune, n'avaient été que de nom soumises à ce prince; et leur turbulence rebelle, dont il n'avait pu venir à bout, avait déjà nécessité, à diverses reprises, l'intervention des forces romaines. L'assassinat de Ptolémée fut le signai, toujours attendu, d'une insurrection générale, qui éclata d'abord dans l'ouest, et qui gagna bientôt le sud et les oasis. Sous prétexte de venger le roi, victime de Galigula, un de ses affranchis, iEdémon, se mit à la tête des indigènes, et, s'aidant des vallées de l'Atlas encore mystérieux et inconnu de Rome, il soutint la lutte pendant toute une année. Pour en finir, il fallut que Claude envoyât en Afrique un homme de guerre distingué, C. Suetonius Paulinus, qui deviendra consul sous Néron. Le premier des généraux romains, Paulinus franchit la chaîne de l'Atlas qu'il avait atteint en dix étapes, étant parti sans doute de quelque campement du sudouest de la Maurétanie Césarienne ; l'Atlas franchi au point où se partagent les eaux de la Malva et celles de l'ancien Daradus (Draa), il rencontra le cours du Ghir. Cette audacieuse expédition dut inspirer au loin une terreur salutaire : Hosidius Geta continua les succès de Paulinus, pctirsuivit les bandes insurgées jusque dans le désert, où une pluie inespérée suppléa, par une chance heureuse, à l'épuisement de sa provision d'eau, et força les tribus gétules à mettre momentané ment bas les armes 2. Les troupes romaines sanctionnaient

1. La Gétulie, dit M. de Champloais, comprenait les Zibban et les Ksour du centre et de Touest, qui prolongent les Zibban vers roccideol. Au fond, pour les anciens, c'étaient les indigènes du Sud.

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