‹ L'Algérie romaineChapitre 17 sur 174 · XXVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXVI AVANT-PROPOS

plantées des arbres de l'Orient^ lauriers, platanes, cyprès, palmiers, que je me représente Hécube et ses fllles, pressées les unes contre les autres, embrassant les statues des dieux, et attirant au milieu de leur groupe éploré le vieux monarque qui veut aller mourir *. C'est sous quelque portique semblable, sous les mêmes galeries à arcades que fuit le malheureux Politès, serré de près par l'impitoyable Pyrrhus *. Enfin, lorsque, la porte une fois arrachée, le poète nous découvre dans un merveilleux effet de lumière l'intérieur de la triste maison, et nous fait apparaître, tout plein de tumulte et d'épouvante, tout retentissant de cris et de gémissements , l'antique sanctuaire de la royauté troyenne, quelle scène véritablement orientale ! Et pour nous qui parfois, le soir, entendons sortir des mystérieu-

resque. Ce n'est pas qu'il soit d'un aspect imposant, d'un rare fini de détails et d'une parfaite harmonie dans son ensemble; mais, comparé aux autres résidences somptueuses de l'époque turque, il leur est supérieur par ses proportions élégantes et grandioses, et l'on y trouve tout ce que le goût de l'ostentation et le luxe algérien peuvent réunir de plus séduisant. C'est, en un mot, le type le plus complet de V architecture appliquée à la fois aux nécessités des mosurs et du climat du pays, •»

[Visite au palais de Constantine, par M. Charles Féraud, interprète principal de l'armée d'Afrique.] {Tour du monde, avril 1877.) C'est par ces aimables études que M. Féraud se repose de ses savantes et infatigables recherches en tous sens.

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