‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 116 sur 227 · RÉPARTITION DES PRODUITS ENTRE LES COMITÉS RÉGIONAUX ET LOCAUX · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES PRODUITS ENTRE LES COMITÉS RÉGIONAUX ET LOCAUX

Conformément au principe de la décentralisation sur lequel il avait basé toute l'organisation du ravitaillement, le Comité National laissa, au début, un large pouvoir d'appréciation aux Comités provinciaux dans l'emploi des vivres mis à leur disposition. Il se borna à leur prescrire de faire « la répartition dans chaque arrondissement, au prorata du nombre d'habitants de chacun d'eux, en tenant compte, pour chaque cas, de la situation spéciale de ces arrondissements, en ce qui concerne notamment les sinistrés et les existences en vivres ». Dans l'arrondissement, la même règle devait être suivie pour la répartition entre les Comités cantonaux ou communaux. (Instructions données à la réunion des délégués provinciaux du 26 novembre 1914.)

Pour contrôler l'usage que les Comités provinciaux et les Comités qui leur étaient subordonnés faisaient de la liberté qui leur était laissée, le Comité National disposait d'abord des états hebdomadaires de répartition que chaque Comité provincial devait lui envoyer et où se trouvait indiquée la quantité de marchandises délivrée à chacune des communes de la province durant la semaine (instructions du 24 décembre 1914), puis des statistiques mensuelles dressées d'après la comptabilité « Matière » qui remplacèrent les états hebdomadaires (instructions du 20 mai 1915).

A diverses reprises, au cours de l'année 1915, le Comité National adressa aux Comités provinciaux des conseils sur la façon d'opérer la distribution des marchandises entre les Comités locaux. H insista surtout sur les conditions différentes du ravitaillement en pain et du ravitaillement en d'autres produits, sur la nécessité de répartir les denrées suivant les besoins des consommateurs.

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