‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 180 sur 227 · RÉGIME DES RÉGIONS D'ÉTAPE · texte numérisé non relu

RÉGIME DES RÉGIONS D'ÉTAPE

de l'arrondissement de Soignies (dessines et environs) jusqu'à la ligne allant de la commune de Bever (celle-ci non comprise) à la commune de Bois-de-Lessines (celle-ci y comprise).

Une grande extension fut donnée aux régions d'étape par l'arrêté du 19 octobre 1918, mais à ce moment la retraite des armées allemandes commençait et la période où cet arrêté fut appliqué, fut extrêmement courte.

Dans les étapes de Mons et d'Arlon, les commandants des armées approuvèrent les accords conclus entre le gouverneur général et la C. R. B., de sorte que le ravitaillement continua à s'y faire comme dans les provinces comprises dans le gouvernement général.

Dans les étapes de Flandre et du Tournaisis, il n'en fut pas de même. L'autorité allemande n'y renonça pas à réquisitionner les produits indigènes et prit, en ce qui concerne la distribution des vivres, d'autres dispositions que dans le gouvernement général. L'organisation du ravitaillement s'en ressentit et offre avec celle du gouvernement général des différences dont les plus importantes sont les suivantes :

lo Les autorités militaires des étapes refusèrent de saisir au profit du Comité National les céréales panifiables qui y étaient produites. Elles garantirent simplement la remise à la population d'une quantité de grain équivalente à celle de la récolte présumée, se réservant ou d'abandonner aux communes les céréales récoltées sur leur territoire, ou d'employer ces céréales au profit de l'armée et de fournir en échange à la population des farines importées d'Allemagne. La quantité de grain que l'administration allemande s'engageait à remettre à la population fit l'objet d'accords entre elle et la C. R. B. ou le Comité hispano-néerlandais.

Le taux de la mouture différa souvent dans les étapes de celui qui était en vigueur dans le gouvernement général. Il ne descendit jamais au-dessous de 85 % et, même dans le district de Bruges qui dépendait de la marine, au-dessous de 90 %. Du mois de janvier au mois de mai 1917, alors que dans le reste du pays les Comités distribuaient de la farine grise, blutée à 82 %, ceux des étapes ne pouvaient fournir aux habitants que de la farine blutée à 90 % et même à 94 %, si cette farine était de provenance allemande ;

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