CHAPITRE II LES ZONES FRONTIÈRES
Certaines parties du territoire belge constituaient d'après les règlements militaires allemands des zones frontières [Grenzzone], où la circulation des personnes et des choses était soumise à ime réglementation particulière. Dans une seule de ces zones, dans celle qui longe la frontière hollandaise, le service du ravitaillement éprouva des difficultés assez sérieuses pour qu'on crût nécessaire à un certain moment de modifier complètement son organisation.
Pendant la première année de l'occupation, les mesures prises par l'autorité n'y dépassèrent pas les exigences d'un contrôle attentif de la circulation. Le 4 septembre 1915, à une demande de renseignements que lui avait adressée la C. R. B. le 31 août précédent, le gouvernement général répondait que la zone frontière pouvait être librement traversée par les trains du chemin de fer et les voitures, mais que la circulation des automobiles et des vélocipèdes y était interdite. Il n'était pas question, dans cette lettre, des piétons, les règlements ne s'occupant pas d'eux.
La situation ne tarda pas à se modifier. Les stipulations des règlements devinrent plus rigoureuses et, dans le courant de l'année 1916, une séparation complète fut établie entre une partie de la zone frontière et le reste du pays, au moyen d'une barrière de fils métalliques où passait un courant électrique