‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 183 sur 227 · I,ES ZONES FRONTIERES · texte numérisé non relu

I,ES ZONES FRONTIERES

puissant. Au mois de février 1916, le ravitaillement de cette partie de la Belgique était devenu si difficile que la C. R. B. craignit de devoir l'abandonner. Elle fit part de ses appréhensions au Gouvernement allemand et eut avec ses agents de nombreux pourparlers au cours desquels ceux-ci exprimèrent le désir que le ravitaillement de la partie barrée de la zone frontière se fît désormais par le territoire hollandais et non plus par les districts belges dont les communes de la zone frontière dépendaient. Comme la chose n'offrait aucune difficulté, la C. R. B. accepta la modification proposée. Elle prit pour la réaliser une série de mesures qu'elle porta à la connaissance des Comités intéressés par une dépêche du 15 avril 1916.

L'organisation du nouveau système de ravitaillement provoqua de nombreuses difficultés tant en ce qui concerne le passage des marchandises par les bureaux de douane néerlandais que leur transfert dans la zone frontière. Ce que voyant, les autorités allemandes préférèrent en revenir au système antérieur. Avant la fin du mois de mai, le ravitaillement des commîmes de la zone frontière fut de nouveau confié aux comités régionaux dont ces commîmes dépendaient. Mais à raison des formalités qu'entraînait le passage de la barrière, il fut décidé que les agents de la C. R. B., pour procéder à leurs inspections périodiques, pénétreraient dans la zone frontière par le territoire hollandais, et que les Comités locaux de cette zone enverraient leurs pièces comptables, leurs statistiques et leurs rapports au Bureau de Rotterdam qui les ferait parvenir au Comité National . On estima bientôt qu'il était inutile de maintenir à Rotterdam un agent spécial pour ce simple service de transmission de pièces. Vers le milieu du mois de juillet 1916, il fut déchargé de ses fonctions.

La partie barrée de la zone frontière n'eut une certaine étendue que dans la province d'Anvers. Elle comprenait les communes d'Esschen (6,540 hab.), de Meer (1,774 hab.), de Meerle (1,743 hab.), de Poppel (940 hab.), de Weelde (1,487 hab.), la majeure partie de Calmpthout, de Raevels et de Minderhout, des portions étendues d'Arendonck et de Moll et quelques fragments de Westwezel, Loenhout, Wortel, Turnhout, Merxplas, Vieux-Turnhout.

Page 1