LES PENSIONNATS
mentaires et leur indiqua quelques formalités à observer. Cette circulaire est ainsi conçue :
Conformément à la décision portée à la connaissance des Comités provinciaux dans la réunion du 8 juin 1916, les établissements d'instruction ont le droit de s'approvisionner, pour leurs élèves pensionnaires, en vivres importés sous le couvert de la Commission for Relief in Belgium, dans les magasins du Comité National du lieu où ils sont installés, au même titre et dans les mêmes conditions que les autres habitants de la localité.
Les établissements d'instruction ont l'obUgation de prévenir le Comité local en temps utile de la date du départ en vacances ou autrement des pensioimaires afin que les dispositions puissent être prises pour qu'au moment venu le ravitaillement spécial et les envois supplémentaires de ■\-ivres prennent fin.
Les parents, tuteurs, etc., des pensionnaires ont l'obligation de faire rayer ceux-ci de leur carte de ménage pendant le temps qu'ils sont absents de la maison; éventuellement cette radiation devra se faire d'office. Les pensionnaires seront reportés sur la carte de ménage des parents, tuteurs, etc., dès leur rentrée temporaire ou définitive à la maison.
Dans les provinces où, suivant les régions (agricoles, industrielles, etc.), il existerait des régimes différents, les pensionnats bénéficieront du régime le plus favorable, c'est-à-dire qu'ils recevront des rations de tous les vivres indistinctement, aussi bien de lard et de saindoux notamment, que des autres produits. Pour éviter certains inconvénients ou difficultés, il pourrait être imposé aux pensionnats de s'appro\'isionner en vivres qui leur sont ainsi exceptionnellement attribués au magasin régional qui leur serait indiqué.
Le Comité National estime que le traitement de faveur dont, dans certaines régions, les pensionnats sembleraient bénéficier, se justifie pleinement par la considération qu'il faut aider les établissements d'instruction en rendant les moyens d' alimentation les plus faciles et les moins onéreux à assurer la meilleure alimentation possible à des enfants et à des jeunes gens qui sont à la période critique de la formation physique.
Dès réception de la présente communication, il y aura lieu de porter dans .son intégrahté la décision du Comité National, par voie de lettre circulaire, à la connaissance de tous les étabhssements d'instruction fixés dans les Umites de votre pro\-ince et d'inviter ces mêmes étabhssements à remphr, s'ils entendent faire usage du droit qui leur est expressément reconnu, des formahtés ad hoc.
Nous n'envisageons ici que pour mémoire la question du ravitaillement du personnel pensionnaire, enseignant et domestique, des étabhssements d'instruction. Il est évident que ce persomiel porté sur la carte de ménage de l'étabhssement a droit d'être ravitaiUé par les magasins du Comité National. T^e cas échéant, si quelque décision contraire avait été prise,
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il y aurait lieu de revenir sur la question et de la trancher dans le sens que nous indiquons.
Votre service de contrôle et de surveillance pourrait être utilement chargé de la mission de rechercher si la décision du Comité National en matière de ravitaillement des pensionnats reçoit partout son entière appHcation.
De notre côté, nous donnons à notre service d'inspection générale des instructions dans ce sens.
Nous vous serions obhgés de bien vouloir prendre des mesures et activer leur exécution de manière qu'au plus tard fin du mois courant la question soit réglée dans toute votre province et les intentions du Comité National réalisées. Nous vous saurions gré de nous tenir au courant de l'exécution de nos instructions.
lyC règlement édicté par le département de Secours du Comité National pour l'organisation des repas scolaires, autorisa les internats dont le minerval est inférieur à 800 francs par an, à recevoir, moyennant paiement, les denrées nécessaires à la préparation des menus annexés au règlement. Cette disposition procurait aux internats un avantage important, car les menus étaient copieux.
Les instructions des mois de septembre et d'octobre 1917 qui uniformisèrent le rationnement dans les œuvres scolaires rendirent inutiles les dispositions spéciales prises en faveur des internats. Ces établissements furent, tant au point de vue de la confection de la soupe que de la distribution de la conque scolaire, traités comme des écoles n'ayant que des élèves externes. Leurs élèves continuèrent naturellement à recevoir en pain et en autres produits la ration accordée à tous les habitants. Pendant la période des études, ils étaient inscrits sur la carte de ménage ou la carte de pain de l'établissement d'instruction où ils habitaient ; pendant les vacances, ils rentraient dans le ménage de leurs parents.