TONNES
par mois
Lard
Saindoux, graisse, beurre, huile . • Viande conservée
Poisson conservé
- Totaux . . .
soit vme diminution annuelle de vivres de 105,000 tonnes ou d'à peu près 9,000 tormes par mois.
JUSTIFICATION DES BESOINS yj
Au point de vue pratique, de l'importation de 124,000 tonnes par mois il ne subsiste que ce qui a été amené sous les auspices de la Commission for Relief in Belgium. Le beurre et les huiles ont été remplacés par le saindoux et les comestibles camés par le lard. En outre, la production locale de viande, de volaille, d'œufs et de lait a énormément décru et cette diminution a obligé le peuple à recourir au lard et saindoux importés.
La Belgique importe normalement en graines ali-
m.entaires autre que le froment 600,000 tonnes
en froment 2,000,000 »
la récolte indigène s'élève à 200,000 »
Total. . . 2,800,000 tonnes
Pour l'année finissant le i^'' novembre 1915, les importations ont été :
Froment (approximativement) 600,000 tonnes
Maïs 26,000 I)
Riz 48,000 »
Pois et haricots 27,000 »
(Récolte indigène) 200,000 »
Soit au total, environ. . . 900,000 tonnes
par an. D'où il résulte que la diminution de ces produits, pour la Belgique, s'est élevée à 1,900,000 tonnes; en d'autres termes, les ressources ont été d'environ le tiers de ce qu'elles sont normalement.
Des enquêtes faites, il résulte que la ration actuelle de pain, quoique ayant été sufiSsante jusqu'ici pour maintenir le peuple en bonne santé, n'atteint pas plus de la moitié de ce qui est consommé en période normale. La diminution des ressources en céréales qui a pour conséquence cette diminution des ressources en pain, a agi de la même manière que l'insufiSsance des aliments carnés et a suscité une grande augmentation de la demande pour le lard et le saindoux.
A cette énorme diminution dans l'importation du beurre, des huiles et des graisses, indiquée plus haut, s'ajoute la circonstance d'une réduction considérable des graisses animales provenant des bêtes abattues sur l'ensemble du territoire. Celle-ci résulte de la pauvre condition des animaux privés de leur nourriture habituelle. On estime que la quantité de \-iande provenant des bêtes de boucherie a diminué de 2,650 tonnes. Ce résultat est dû en partie à la décroissance du poids par bête et la diminution de la graisse est proportionnellement plus forte encore que celle de la \àande.
A tous ces aliments camés, ce beurre, cette graisse, ces huiles comestibles, etc., qui font défaut, il a fallu substituer le saindoux, ce qui exphque la forte importation de cette denrée. De la même manière, l'insuffisance des ressources en \'iande et en poisson a été comblée au moyen de lard, d'où résulte son importation en plus forte quantité.
y^ IMPORTATIONS DE GRANDE CONSOMMATION
« II. Envoyez des statistiques et indiquez les faits expliquant l'augmentation de la consommation. «
Durant l'année finissant au i^r novembre 1915, la Commission for Relief in Belgium a importé une quantité de vivres suffisante pour fournir journellement, à chaque habitant, un quart de kilogramme en Belgique, im cinquième dans le nord de la France. La quantité nécessaire par jour et par tête est évaluée à i kilogramme. Sur cette base, la population belge a été ravitaillée approximativement pour les trois quarts de sa nourriture, au moyen du bétail et des produits agricoles indigènes ou du stock de ces produits .se trouvant en réserve. La Belgique qui, normalement, est un gros importateur de denrées alimentaires, a vu, comme il a été dit plus haut, .ses importations réduites pour le saindoux, le lard et les conserves de viande de 105,000 tomies, pour la viande de 44,000 tonnes, pour les céréales de i, 900,000 tonnes, ce qui fait, au total, une diminution de 2,049,000 tonnes; le drainage des réserves locales a nécessairement été sévère. C'est ce qui apparaît dans la décroissance du nombre des animaux de boucherie et l'épuisement d'autres réserves.
A côté de l'action directe de la guerre par laquelle le pays a passé, il y a des raisons indirectes plus importantes pour expliquer la diminution du nombre des animaux dans le pays.