‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 83 sur 227 · LES MARCHANDISES · texte numérisé non relu

LES MARCHANDISES

Ce procédé de documentation ne donna pas les résultats qu'on en attendait. A cette époque, les Comités provinciaux n'étaient pas mieux outillés que le Comité National pour s'enquérir des besoins de leurs populations et la plu]3art ne répondirent pas aux questions qui leur étaient posées.

Pour parer aux erreurs dont devait être entachée une répartition basée sur une supputation et non une constatation des besoins, le Comité National avait cru utile de constituer à Bruxelles sous le nom de General Stock une réserve importante de produits. Les premières instructions envoyées au Bureau de Rotterdam de la C. R. B. prescrivaient à ce dernier d'adresser au Stock général lo % des importations de farine, de féculents, de sel et de pommes de terre et la moitié des importations des autres produits. Mais, à l'expérience, on constata que l'existence de ce stock compliquait la distribution et ne faisait que déplacer la difficulté de la répartition : au lieu de donner à la marchandise sa destination au moment où elle entrait dans le pays, on ne la lui donnait qu'au moment où elle sortait du stock. Au début de janvier, on réduisit notablement la part des arrivages attribués au Stock général et un peu plus tard (21 janvier), on décida de ne plus y emmagasiner que 7 % du froment et 20 % des produits de la catégorie appelée « Produits divers >•>. Dès lors, le soin de constituer des réserves fut laissé aux Comités provinciaux. Par cette réforme, le Stock général perdit presque toute son importance au point de vue de la répartition des produits. En mars 1915, on cessa d'y envoyer du froment. Plus tard, il fut réorganisé, mais on lui donna une destination toute différente de celle qu'il avait au début : on en fit un organe auxiliaire des fabriques de produits alimentaires travaillant pour le Comité National.

La modification aj^portée au rôle du Stock général obligea le Comité exécutif à remanier le tableau de répartition qu'il avait dressé le 5 janvier 1915 (i). Le 19 janvier, il soumit aux délégués

(i) Une échelle de répartition avait été soumise le 24 décembre 1914 aux délégués provinciaux. Elle attribuait à Anvers 12 %, au Brabant

9 %, à Bruxelles 10 %, au Stock général 10 %, à la Flandre occidentale

10 %, à la Flandre orientale, 13 %, au Hainaut 15 %, à Liège 11 %, au

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