COEFFICIENTS DE REPARTITION
provinciaux le tableau suivant qui devait servir aux répartitions à dater du 25 janvier 1915 :
Pois
Pommes
PROVINCES
Fromeut
Farine
Riz Haricots
Sel
de terre
Maïs
Divers
Anvers
Brabant
Bruxelles
General Stock
Flandre occidentale . . .
Flandre orientale ....
Hainaut
Liège
Limbourg
Luxembourg
Namur
Totaux. . .
Les chiffres donnés pour le maïs concernent la partie de ce produit destinée à la nourriture du bétail. La farine de maïs employée à la panification était distribuée d'après les mêmes coefiicients que la farine de froment.
En dressant ce tableau, le Comité exécutif n'avait nullement l'intention de régler de façon définitive la répartition des produits, mais simplement d'indiquer à la C. R. B. où les marchandises devaient être envoyées et de faire connaître aux Comités provinciaux la quantité approximative de produits qui leur serait réserv^ée. N'aj'ant pour objet que de pourvoir de la façon la plus efficace et la plus équitable possible aux besoins de la population, il dressait un tableau nouveau chaque fois que les circonstances l'exigeaient et souvent même, sans modifier les chiffres du tableau en vigueur, s'en écartait dans la distribution.
De bonne heure il apparut — et le tableau reproduit en fournit la preuve — que si la statistique de la population fournissait une base d'appréciation assez sûre pour la distribution du froment et de la farine, elle exigeait des correctifs nombreux
Liuibourg et au Luxembourg 3 %, à Namur 4 %. A la suite d'observations présentées par divers délégués, ces coefficients furent modifiés.
quand il s'agissait des autres produits. On pouvait admettre une égalité approximative des besoins pour le pain, mais non pour les autres marchandises importées. A cette cause de différenciation tenant à la nature des besoins à satisfaire, s'en ajoutèrent deux autres, celles-ci accidentelles, qui imposèrent au Comité National l'adoption de règles particulières pour la répartition du froment et de la farine d'une part, desautres produits d'autre part. Ces deux causes sont : d'un côté, que dès le début pour le froment et la farine, la demande dépassa l'offre, d'où la nécessité d'établir un rationnement général du pain avant qu'il en fut question pour les autres aliments; d'un autre côté, qu'à partir de la récolte de 1915, la répartition ne comprit plus seulement le grain importé par la C. R. B., mais aussi le grain produit dans le pays et mis à la disposition du Comité National par le Bureau central des récoltes.
Si donc les règles suivies par le Comité National dans la répartition interprovinciale évoluèrent pour tous ces produits dans la même direction, allant d'une décentralisation plus ou moins complète vers la centralisation, elles comportent dans l'application des modalités fort différentes selon que la distribution concerne les matières nécessaires à la fabrication du pain ou qu'elle concerne d'autres produits alimentaires. Il convient donc d'exposer séparément comment furent réparties ces diverses catégories de denrées.