II7.S
Tonnes
Tonues
Tonnes
ToTAL-x . . .
(i) Xoii compris les régions de Maubeuge et de Tournai. Les chiffres relatifs à ces deux régions sont :
Maubeuge : agriculteurs 9,685, quantités réser\'ées 932 tonnes. Tournai : » 30,740 » » 3.144 »
40,425 4.076 tomies.
(2) I^a réforme administrative décrétée le 21 mars 191 7, a fait passer r arrondissement de Nivelles de la province de Brabant à celle de Hainaut. Dans les publications de la Commission centrale des récoltes, les cliifFres relatifs à l'arrondissement de Nivelles sont donc compris dans ceux de la province de Hainaut. Mais comme pour le ravitaillement, cet arrondissement n'a pas cessé de dépendre du Comité du Brabant, les chiffres qui le concernent ont été ajoutés à ceux de cette dernière pro\T[nce et soustraits de ceux de la pro\-ince de Hainaut.
(3) Il n'a pas été possible d'établir l'influence exercée sur les chiffres relatifs à ces pro\-inces par le rattachement à Anvers de la région de Saint-Nicolas (i«' août 191 6) et le transfert de la région de Ninove (16 septembre 1916) du ressort de la pro\-ince de Brabant à celui de l'inspection des étapes de Flandre.
OUANTITÉS SUPPI.ÉMENTAIRES A FOURNIR PAR LE COMlTÉ NaïIONAI, AUX CUIvTlVAÏEURS NE RÉCOI^TANT PAS UNE QUANTITÉ DE CÉRÉAI,ES SUFFISANTE POUR I^EUR CONSOMMATION.
PROVINCES
Anvers
Brabant
Hainaut
Liège
Ivimbourg
Luxembourg
Namur
Totaux.
Remarques. — Les différences d'une année à l'autre que ce tableau indique, sont peu marquées dans les provinces de Hainaut, de Liège, de Ivuxembourg et de Namur. Elles sont, au contraire, très accentuées dans les provinces d'Anvers, de Brabant et de Limbourg. Le fait s'exlique en partie par les conditions dans lesquelles se sont faits les recensements agricoles. Suivant les dispositions des officiers commandant les districts, les opérations étaient conduites avec plus ou moins de précision. I,q fait s'expUque en partie aussi, par les conditions spéciales de la culture dans les provinces. Les provinces d'Anvers et de Limbourg, qui i^roduisent principalement du seigle, ont été particulièrement atteintes par la modification apportée en 191 7 aux règlements sur la sai.sie de la récolte indigène, qui enlève aux cultivateurs de seigle le droit de réclamer au Comité National la fourniture en froment des deux tiers de leur ration.
3. — La répartition interprovinciale des céréales d'après les besoins présumés (novembre 1914-juin 1917). -
D'après le principe de décentralisation adopté par le Comité National dans l'organisation du ravitaillement, c'est aux Comités provinciaux qu'il appartient de déterminer la part qui revient
PART DES PROVINCES FIXÉE d'apRÈS LA POPULATION I77
à chaque consommateur. Le Comité National met à leur disposition ime certaine quantité de produits, c'est à eux à en régler l'emploi de façon à fournir à chaque habitant de leur circonscription une part proportionnée à ses besoins. Ce travail de répartition que les Comités opèrent dans leur ressort, en passant d'ordinaire par l'intermédiaire des Comités régionaux, le Comité National doit le faire entre les provinces. Pour connaître ce qui revient à chacune d'elles, il ne peut se baser sur ce qu'elles distribuent. Ce serait les exciter à se montrer généreuses à l'excès et accorder les plus grosses parts aux administrateurs les moins raisonnables. Il doit donc déterminer cette part d'après d'autres indices qui lui permettent d'évaluer leurs besoins respectifs. A la réunion des délégués provinciaux du 28 novembre 1914, il fut décidé que les besoins seraient, en thèse générale, supposés proportionnels à la popidation et que la part de chaque province dans la distribution des céréales, serait calculée d'après les coefficients basés sur les statistiques de la popidation ravitaillée.
Une condition essentielle d'équité dans l'application de cette méthode était donc de connaître exactement le nombre des habitants. Mais ni le Comité National, ni la C. R. B. n'entendirent jamais s'astreindre à fournir à chaque province une part rigoureusement proportionnelle à sa population. Ils ne voient en celle-ci qu'un élément pour déterminer l'étendue des besoins de la province; ils présument que ces besoins varient dans la même mesure que la population, mais se réservent de modifier la base admise chaque fois que la présomption leur paraît inexacte.
Jusqu'à l'époque de la saisie de la récolte indigène deux tableaux de répartition furent successivement utilisés : le tableau mis en vigueur le 25 janvier 1915 qui suivait de très près les chiffres du relevé officiel de la population au 31 décembre 1913, et un tableau nouveau qui fut soumis aux délégués des Comités provinciaux au mois de mars et appliqué à partir du i®' avril 1915. Le second tableau ne diffère du premier que par la disparition du Stock général dont la part servit principalement à accroître celle d'Anvers oti la population qui avait fui le bombardement regagnait ses foyers, et celle de la Flandre
occidentale pour tenir compte de l'élargissement de la zone que le ravitaillement atteignait effectivement :
PROVINCES