‹ L'alimentation de la France et les ressources coloniales ou étrangèresChapitre 26 sur 47 · Voir les numéros des 13 et 20 septembre · texte numérisé non relu

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eussent crû d'un quart seulement. Que Ton se rappelle que l'Australie par exemple, qui ne donnait que 8 millions 1/2 de quintaux en 1880, arrivait déjà à plus de 15 millions en 1900, à bien près de 26 millions en 1910; pour la République Argentine, on est passé du même chiffre de base à peu près à plus de 20 millions en 1900, et à près de 40 millions en 1910.

Il est logique, économiquement parlant, d'essayer de tirer parti en France de cette abondance, qui s'accuse de plus en plus, de la précieuse céréale, dont nous ne savons pas encore faire autant usage et aussi bon usage alimentaire que les Anglais. Il est vrai que si la production des blés aux Etats-Unis a augmenté considérablement, leur exportation a cessé depuis longtemps d'augmenter, et même est en période de dégression : par suite de l'augmentation des besoins de la population. Mais il ne faut pas oublier que l'exportation de blé au Canada, qui, entre 1895 et 1899, n'atteignait même pas 4 millions de quintaux, s'élevait à 8 millions entre 1900 et 1904, à 12 entre 1905 et 1909, à près de 24 entre 1910 et 1913.

Dans un rapport fort intéressant sur la production agricole au Canada présenté par lui à la Société Nationale d'Agriculture1, M. Lejeaux insistait sur

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