PÉRIODE
25 kilogr.
betteraves.
paille d’avoine hachée.
paille entière.
foin de trèfle rouge.
orge égrugée.
tourteau do colza.
farine de lin.
sel.
Contenant, d'après la moyenne des tables:
Protéine 2,9.
Graisse 0,775.
Glucosides 0,5.
Ligneux 3 , 40.
iï
Gr 1
Coefficient delà protéine = 0,71.
Protéine digérée =2,07.
Distribution des repas.
Les betteraves découpées sont mélangées sur l’heure aux tourteaux et données immédiatement. Les fourrages concentrés sont donnés en soupe tiède.
Matin, 5 heures. On donne en trois portions 3/8 du mélange betteraves, paille hachée, todrteaux, puis 2 kilogrammes foin entier.
10 heures. Boisson chaude à l’étable,
1 1 heures. 2/8 du mélange en deux fois, 2 kilogrammes loin entier.
Soir, 4 heures. Boisson chaude.
5 heures. 3/8 du mélange en trois fois. Paille entière.
Production de la force.
Aujourcrhui personne ne conteste que le tissu musculaire ne soit le siège de la force que produit Torganisme animal. On sait que ce sont ses contractions, qui, agissant sur les leviers du squelette, produisent le mouvement. Mais le muscle lui-même n’est pas le producteur delà force, il n’en est que le récepteur, de même que la chaudière de la locomotive. D’où vient donc cette force que le muscle emmagasine ? qu’est-ce qui la produit ?
Il est démontré à cette heure, que la force n’est qu’une transformation du calorique ; et l’expérimentation a fait ressortir la loi d’équivalence d’après laquelle se fait cette transformation : 1 calorie équivaut à 425 kilogrammètres (1). Eh bien, dans la machine animale comme dans la machine à vapeur, la force est de la chaleur transformée. D’où vient-elle ? c’est ce qu’il nous reste à montrer. — Dans la locomotive, l’origine n’en est pas douteuse : c’est la combustion du charbon dans la boîte à feu qui la produit. Pour ce qui est de la machine animale, la chose n’est pas aussi facile à saisir. Cette chaleur qui, dans le tissu musculaire se
(1) On appelle calorie la iiuanlilé de chaleur nécessaire pour élever la température de 1 kilogr. d’eau pure de 0° à G. —
Le kilogrammètre est la quantité de travail nécessaire pour élever à 1 mètre do hauteur un poids do 1 kilogramme.
DEUXIÈME PAUTIE.
transforme en force, provient-elle d’une combustion véritable, d’une combinaison directe de Toxygène aux principes combustibles du plasma sanguin, comme cela se passe dans la machine citée plus haut? S’il en était ainsi, la force disponible des animaux serait proportionnelle à la quantité de ceux des principes immédiats qui ont la plus grande puissance calorifique : les matières grasses et les hydrates de carbone ; les autres, principes protéiques, ne servant que de matériaux de construction et de réparation. Les considérations suivantes infirment complètement cette manière de voir.
Ainsi d’après E. Wolff, le cheval non chargé a besoin de 900 grammes de protéine, et d’après Grouven, il lui en faut, pour exécuter un travail pénible, 1,615 grammes. Dans le premier cas, le cheval exige 4,350 grammes d’éléments hydrocarbonés (1), et dans le second 8,225 grammes des mêmes principes. Les suppléments alimentaires sont donc :
Protéine = 715'grammes; hydrates de carbone 3,875(1).
D’après Em. Wolff, le bœuf non chargé exige 450 grammes de protéine et 3,600 grammes de substances ternaires (1). En plein travail il lui faut 958 grammes de matières azotées, et 5,200 grammes d’hydrates de carbone (1).
Les suppléments alimentaires sont donc :
Proteine 500 grammes; hydrates de cai‘boiie(lj 4,600 gi*.
Le
rapport entre les suppléments azotés est
et celui des suppléments des matières combustibles égale 3,875 , ,
(1) Glucosidc^. .
CALCUL DES RATIONS
Examinons maintenant Taptitude au travail de chacun des moteurs vivants considérés.
Celle du cheval est de. ... 2,168,470 kilogrammètres.
Les quantités de travail disponibles sont donc entre elles comme les compléments de protéine (1,43 et 1,60), et pas du tout proportionnels aux suppléments de substances ternaires (1,60 et 2,42).
Il est donc permis d’aftirmer que la chaleur qui s’accumule dans les muscles pour se manifester ensuite sous forme de force, a principalement les transformations que subit la protéine dans les profondeurs de leurs tissus pour source. C’est par une suite de substitutions opérées sous l’influence de la vie des éléments du muscle que le phénomène a probablement lieu. Ce sont les échanges nutritifs qui s’opèrent continuellement dans la cellule vivante en vertu de sa motricité propre, qui ont pour conséquence le travail mécanique. Celui-ci ne se manifeste pas nécessairement sur l’heure, il s’accumule, s’emmagasine dans le muscle ; et lorsque ce dernier entre en fonctionnement il puise à cette source d’énergie potentielle, jusqu’à complet épuisement. C’est alors que le repos est nécessaire, ainsique la reconstitution de l’arnas de puissance motrice.
C’est donc la protéine, qui du reste forme la base du tissu musculaire, qui est le principe immédiat nutritif producteur de la force. Et la puissance motrice d’un animal est proportionnelle à la quantité que lui en fournit une ration normalement constituée.
Ce principe établi, il est nécessaire, pour les besoins
et celle du bœuf de . . .
et leur rapport égale. .
DEUXIÈME PAUTIE.
de la pratique, de déterminer aussi exactement que cette question le comporte la loi d’équivalence entre ces deux choses : protéine et travail (dans le sens mécanique du mot). Le problème n’est pas aussi difficile à résoudre qu’on le pourrait croire tout d’abord. En effet, si l’on désigne par T le nombre de kilogrammètres produits par P kilogrammes de protéine ; et par x le nombre de kilogrammètres que produit 1 kilogramme de protéine, l’équation du problème est •