‹ L'alimentation des animaux de la fermeChapitre 38 sur 48 · DES TABLES · texte numérisé non relu

DES TABLES

Substances

Poids brut.

Protéine.

hydrocarbonées.

Foin de pré.

Avoine

Son

ISOO

la relation digestive est donc 1 : 6,1-

En retranchant de la protéine totale la quantité qui est nécessaire pour Tentretien au repos, soit d’après M. Sanson 150 grammes, il reste 1,250 de protéine brute pour la production des 2,000,000 de kilogrammètres. En introduisant ces valeurs dans l’équation (2) on a :

^ = 1 ,600,000 kilogrammetres.

Dans l’application, il serait plus exact de considérer le coefficient mécanique de la protéine digérée que la relation digestive permet d’évaluer avec assez d’exactitude.

Pour le cas considéré, le coefficient de digestibilité de la protéine est 0,595 et la quantité digérée de ce principe égale 1,402 X 0,595 = 0 kilogr. 835, dont 90 grammes pour l’entretien au repos. Il reste donc disponible 0 kilogr. 744 pour la production du travail indiqué. Par suite, d’après l’équation (2) :

A'' — — 2,688,000 kilogrammètres.

DEUXIEME PAHTIE.

Si maintenant nous calculons le coefficient mécanique de la protéine d’après l’hypothèse de sa transformation en urée selon la formule:

2 (C40H31 ASSOIS) Otes — 5 + 70 00^ + 42 HO

on trouve que 764 grammes de protéine abandonnent 420 grammes de charbon et 42 grammes d’hydrogène. La chaleur de combustion de ces deux corps dans l’oxygène étant 8,000 calories pour le premier et 34,500 pour le second, la quantité de calorique dégagée par leur union avec l’oxygène s’élève à 3,360 calories provenant du charbon et 1,449 calories ayant pour source l’hydrogène : en somme 4,809 calories. En rapportant ce nombre à 1 kilogramme on obtient 6,294 calories qui correspondent, d’après la loi d’équivalence, à 6,294 X 425 = 2,675,000 kilogrammètres.

En rapprochant ce nombre du précédent, on rernar- (|ue que leur concordance est presque parfaite. Conséquemment nous admettons la moyenne de ces deux nombres 2,680,000 comme l’expression du coefficient mécanique de la protéine digérée.

Toutes les applications pratiques du coefficient mécanique de la protéine digérée découlent de l’équation (1) :

que l’on peut écrire maintenant :

T = rX2,680,000. (3)

Sans lui faire subir aucune modification, elle donne la solution du premier problème pratique: Etant donnée une ration^ quelle quantité de travail peut-on en obtenir ?

CALCUL DES DÂTIO^S,

Le calcul est, comme on le voit, fort simple : il consiste à déterminer la protéine brute de la ration, la relation digestive et conséquemment le coefficient de digestibilité de la protéine relatif à la ration donnée, ce qui se fait, soit au moyen du tableau graphique, soit au moyen de la formule (1''® partie, III, B, c).

Une multiplication donne la protéine digérée. Le produit obtenu multiplié par 2,680,000 donne le travail total:

T = P brute X G (coeff. de clig.) X 2,680,000. • (4)

En mettant l’équation (3) sous la forme T

on a la protéine qu’il est nécessaire de donner pour effectuer un travail extérieur déterminé. La relation digestive étant déterminée par les exigences des animaux, le coeflicient de digestibilité de la protéine G est connu et par suite on obtient la protéine brute par la formule

P brute = 0^2,680,000'

Au moyen de ces formules très-simples on arrive exactement à fournir une alimentation toujours en rapport avec la dépense. La réparation est toujours complète sans qu’il y ait jamais gaspillage par un apport exubérant de matériaux coûteux. Au point de vue de fhygiène- du cheval en particulier cela a la plus grande importance, car « lorsque cette relation n’est pas attentivement observée, il succombe presque infailliblement à la terrible aflection connue sous le nom de morve. » (A. Sanson.)

DEUXIÈME PAUTIE.

Mais pour que le cultivateur puisse facilement employer ces formules, pour que la relation nécessaire soit toujours par lui rigoureusement établie, il faut qu’il possède des moyens jora/jyues d’évaluer le travail. Les données qui vont suivre à ce sujet sont bien incomplètes encore, mais elles permettent déjà la mesure approximative du travail dans le plus grand nombre des opérations agricoles.

1° Effort moyen déployé par f animal aux diverses allures pour le transport de sa masse.

D’après la définition même du travail, un animal qui se transporte d’un point à un autre en fait une certaine dépense, puisqu’il déplace un certain poids, le sien.

On évalue qu’en général l’effort moyen correspondant à l’allure du pas égale le 20"" du poids de l’animal. Au trop et au galop, il en égale le 10".

Quand l’animal porte une charge à dos, le poids de celle-ci doit s’ajouter au poids du moteur, dans le calcul.

Voilà pour le déplacement à plat. Dans les montées l’évaluation se complique. Lorsque fanimal se déplace sur un plan incliné, qu’il gravit une côte, l’effort est augmenté d’une quantité qui dépend de l’angle du plan avec l’horizon.

Soit B G un plan incliné, faisant un angle a avec l’horizon AG ; 722 un corps que la force F fait monter sur

CALCUL DES RATIONS

le plan BG. F est la résultante de l’action de la pesanteur qui tend à faire descendre le corps m et de la force nécessaire pour déplacer la masse m à plat. Si Ton appelle Px l’effort nécessaire à plat, et e la partie du poids qui agit pour Tentraîner en sens inverse du mouvement, on a

F = Pv-fe. (1)

£ est la seule inconnue du second terme, et le triangle g eP nous en donne la valeur :

£ = P sin a. (2)

En remplaçant £ par sa valeur en (1) on a F = P-ï + P sin a.

L’effort moyen dans une montée se compose donc de deux parties : l’effort moyen à plat pour la même allure, et une portion du poids de l’animal et de son fardeau proportionnelle au sinus de l’angle qui fait le plan avec l’horizon. Sous cette forme la formule est d’une application difficile ; aussi avons-nous cherché à la transformer dans le but de la rendre pratique.

Dans l’application journalière, on peut considérer que la seconde portion de l’effort moyen dans les montées est sensiblement égal au produit du poids par la pente par mètre.

Le tableau suivant en donne la démonstration. En effet, la pente par mètre est la tangente de l’angle a, et pour les angles très-petits la tangente diffère peu du sinus, ainsi qu’on va le voir :

DEUXTÈME PARTIE.

PENTE

par mètre oa

tg a.

SINUS

de

l’angle a.

PENTE

par mètre ou

tg a.

SINUS

de

l’angle a.

PENTE

par mètre ou

tg a.

SINUS

de

l’angle a.

Exemple : un cheval doit monter au pas une côte où la pente par mètre est 0,07, son poids et celui de son cavalier = 560 kilogrammes.

D’après la formule

F = Pv + PI© l’effort moyen F égale

Pour monter une pareille côte au trot l’effort serait de 56 + 39,2:1=: 95^,2.

Dans le premier cas le cheval dépensera 67,200 kilogr. par kil., et dans le second 95,200, tandis qu’à plat la dépense ne serait que de 23,000 et 56,000.

2^ Tirage des voitures sur les . chemins. — Quand l’animal traîne une voiture, l’effort moyen est égal à plat à l’effort nécessaire à son propre déplacement, augmenté d’une certaine quantité proportionnelle au poids de la voiture. On appelle coefficient de traction le nombre par lequel il faut multiplier le poids pour obtenir cet effort additionnel ; désignons-le par c. Donc

F = Pa' + ^c.

cp étant le poids du véhicule chargé.

CALCUL DES RATIONS

Dans les montées la formule devient :

F = Fx + 9c 4^ (P -f- ?) tg a.

D’après les expériences du général Morin a été dressé le tableau suivant des coefficients de traction des véhicules.

NATURE Dü CHEMIN.

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