‹ L'alimentation des animaux de la fermeChapitre 9 sur 48 · IV · texte numérisé non relu

IV

Colza et navette

lo^U

Lupin jaune

Lentilles

Spergule *

Serrudelle

Menus nrains

Produits cl résidus d'industrie.

Tourteaux do colza

— de cameline

lo,«

— de noix

— de chèiievis ....

1 il a

— de faîne

lOj U

— de coton

— de coton décortiqué

larine de blé

— de seigle

— d’orge

— d’avoine

— de mais

Gruau de snrrazin

Son de J r ornent

Drèshes

Pulpe de pomme de terre

— de betterave

— de betterave pressée. ...

— do pomme de terre pressée .

Son de gruau de froment...

l’animal et la plante.

PÎ>EMÎÈI1E PAP.TiE.

On voit, d’après ce qui précède, combien les proportions des divers principes nutritifs varient d’une plante à l’autre, d’une partie à une autre partie d’une même plante. Les maxima et les minima indiqués font aussi voir combien est variable la composition d’un même végétal, et combien est grande l’amplitude des oscillations qu’ont mises au jour les analyses des fourrages.

Or, en général, l’agriculteur n’a pas la possibilité d’analyser ou de faire analyser ses fouiTages. Aussi est-il obligé de recourir, pour la détermination des rations de son bétail, aux analyses connues des fourrages. Mais dans tous les cas, il ne doit les regarder que comme des points de repère essentiellement variables. Les maxima et les minima ont l’avantage d’attirer sans cesse l’attention sur ce fait, et leur considération fait voir combien sont incertains les résultats des rations dont le calcul n’est fondé que sur les moyennes probables.

E. — Causes de variations.

Quelques considérations sur les causes les plus importantes qui font varier la composition des fourrages seront d’une grande utilité pour guider le praticien dans rern})loi des tablesoùsontconsignéeslesanalyses. C’est d’après ces indications générales qu’il saura s’il doit se rapprocher, pour le nombre à adopt('r, soit dii maximum, soit du minimum.

Eh bien ! les causes les plus importantes de variation sont l’age et le degré de développement, la prédominance de certaines parties, la variété cultivée, la nature du sol, la dose des fumure.s, les circonstances

L’AN[MAL et la plante.

météorologiques, et enfin les conditions bonne? ou mauvaises de la récolte et de la conservation. Nous allons successivement les examiner en appuyant davantage sur les causes des variations les plus grandes et les moins connues.

lo Influence de l’âge ou du degré de développement.

A mesure qu’une plante croît, se développe, il s’opère en son sein de continuels changements, tant au point de vue de la solubilité de ses principes constituants, qu’à celui de leur qualité relative. La composition d’un végétal en vie n’est pas la même deux jours de suite. Dans les jeunes plantes et les jeunes organes, où les cellules se multiplient avec activité, les éléments protéiques sont plus abondants, et ils sont plus solubles que dans les mêmes plantes, les mêmes organes, arrivés à un état de végétation plus avancé. Avec l’âge, la quantité de matière protéique croît bien moins rapidement que la quantité d’hydrates de carbone, et, en même temps, une partie de ceux-ci devient insoluble en se transformant en lignine. Des analyses de trèfle et de luzerne, faites à différentes époques de végétation, mettent cette loi en parfaite évidence.

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