‹ L'alimentation des volailles (volume 2)Chapitre 21 sur 32 · VERDURE · texte numérisé non relu

VERDURE

La verdure sous une forme ou sous une autre est indispensable pour maintenir les volailles dans un état sain et vigoureux. Elle fournit non seulement la succulence, mais aussi les vitamines dont elle est la source originale, et c'est sur la verdure qu'il faut compter principalement pour fournir ces vitamines qui coûtent moins cher sous cette forme que sous toute autre forme. Le tableau des "Vitamines de la nourriture" (tableau I) montre la valeur des différentes verdures comme sources de vitamine.

Plates potagères. — Les choux, la laitue, lesi tiges d'oignons ou à peu près tous les déchets du potager peuvent être employés dans la basse- cour. Les carottes, les panais, les oignons non vendables, les petites pommes de terre ou les racines de ce genre peuvent être conservées et données en hiver. Elles conviennent mieux une fois bouillies et mélangées en pâtée.

Navette. — La navette est l'une des meilleures plantes à cultiver comme fourrage vert pour l'été lorsque les volailles sont plus ou moins tenues en réclusion. Elle est facile à cultiver, elle donne une récolte abondante et les volailles la mangent avec avidité. C'est une excellente récolte pour rafraîchir les enclos après la saison d'élevage.

Fourrages verts. — Le maïs (blé d'Inde), l'avoine, le seigle, l'orge et le blé font tous de bons fourrages verts lorsqu'ils sont coupés à temps et hachés en tout petits morceaux pour que les poules puissent les manger facilement. Ils sont surtout utiles pour l'alimentation des volailles aquatiques.

Trèfles et luzerne. — Les trèfles et luzerne peuvent être coupés en vert et donnés comme fourrage. Il font aussi un excellent pacage. Bien fanés ite sont très utiles pour l'alimentation d'hiver. Les feuilles que l'on recueille généralement dans les tasseries où le foin a été déposé ont une valeur spéciale. On les réserve sur bien des fermes pour les donner aux volailles.

Luzerne et trèfle moulus. — La plupart de ces moulées sont faites de foin qu'on a laissé trop mûrir, parce que le foin mûr se moud beaucoup plus facilement que le foin vert, et comme le foin perd beaucoup de sa valeur alimentaire en mûrissant, ces moulées ne sont pas en général très nourrissantes. Sans doute la moulée que l'on fait de foin coupé tôt et bien mûri est un aliment excellent, mais il vaut mieux acheter le foin non moulu, à moins que l'on ne soit absolument sûr de sa qualité, car il est plus facile dans cet état de juger de la qualité qu'il peut avoir.

Topinambours. — On n'apprécie pas assez la grande valeur alimentaire des topinambours pour les volailles. On peut employer les tiges comme verdure en été ou les tubercules comme racines pour l'alimentation d'hiver. Tous deux sont mangés avec avidité. La plante ressemble au soleil, mais elle a une pousse plus fine, elle a des feuilles, des tiges et des fleurs plus petites. Quand elle atteint une bonne hauteur, elle fait également un excellent ombrage pendant l'été.

Betteraves. — Les betteraves fourragères et les betteraves à sucre sont les plus succulentes pour l'alimentation d'hiver. Leur culture est facile, elles donnent un gros rendement de nourriture à l'acre, elles se conservent bien, se manutentionnent avec facilité et les volailles en sont extrêmement friandes. Il faut avoir soin de n'employer que les meilleures variétés car certaines espèces sont moins appréciées que d'autres. Evitez celles qui ont une chair dure, car les volailles préfèrent celles qui sont tendres.

Navets. — Les navets à l'état cru ne sont pas mangés avec autant d'avidité que les betteraves fourragères; cependant lorsque les volailles s'y sont habituées, elles les mangent sans difficulté.

Pommes. — Les volailles sont très friandes des pommes, surtout celles qui appartiennent aux variétés sucrées, et les poulets qu'on laisse courir dans un verger de pommiers mangent de grandes quantités de fruits tombés.

Grains germes. — L'emploi de grains germes, surtout l'avoine, se répand rapidement, spécialement parmi les éleveurs. Le procédé de la germination est simple mais il exige cependant beaucoup plus d'ouvrage que l'emploi des racines.

Toutefois la plupart des éleveurs qui ont essayé les grains germes disent que cet aliment mérite la peine que l'on se donne pour l'obtenir, surtout pour les volailles de reproduction qui en sont extrêmement friandes, et qui se maintiennent, grâce à cet aliment, en excellent état.

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