‹ L'alimentation des volaillesChapitre 20 sur 20 · OIES · texte numérisé non relu

OIES

Les oies comme les canards exigent une bonne quantité de gros fourrages dans leur ration. En hiver, le foin de trèfle et les racines sont les meilleurs pour répondre à ce besoin; en été c'est l'herbe. Une bande d'oies qui a un pacage à sa disposition n'a pas besoin de grand'chose, à moins que l'on ne désire en pousser rapidement la croissance.

Oisons. — Les oisons exigent de la chaleur et du repos le premier jour; il vaut mieux les laisser tranquilles. Le deuxième jour, on met à leur disposition une parcelle d'herbe tendre. Si on n'a pas d'herbe, il faut leur fournir toute la verdure succuleinite qu'ils peuvent manger, avec trois repas de pâtée par jour.

Les aliments recommandés pour les poussins conviennent également aux oisons. Si l'on a l'intention de vendre les oisons comme jeunes oies, il vaut mieux les nourrir copieusement à la pâtée, à partir du début même de la croissance. Si on veut Les conserver pour la reproduction, mieux vaut, dès qu'ils sont assez vigoureux, les laisser courir sur un pacage, où ils ramasseront eux-mêmes la plus grande partie de 'leur nourriture, n'ayant besoin que d'un 'léger repas de pâtée le matin et de grain le soir.

Fig. 9. — Un outil commode — Un gratteur semblable à celui-ci rendra de grands services pour nettoyer les mangeoires, les trémies, etc.

Engraissement. — A l'âge de six ou sept semaines, on donnera aux oisons, dont la croissance a été forcée au commencement même, une ration semblable à celle qui est recommandée pour les canards d'engrais; ces oisons devraient être prêts pour la vente à l'âge de 12 semaines environ.

Les oies qui ont été tenues sur un pacage tout l'été seront mises en loge en automne et on 'leur donnera de gros repas de pâtée composée de tous les grains que l'on peut se procurer le plus facilement; le blé d'Inde est préféré aux autres pour l'engraissement; on donnera de temps à autre un repas de grain rond pour aiguiser l'appétit.

La période d'engraissement dure environ de trois à quatre semaines.

Oies-mères. — Après La saison d'accouplement, les oies tenues sur parcours peuvent se nourrir à peu près complètement du pacage. Si l'herbe devient trop courte ou qu'elle se dessèche, on peut la compléter avec de la pâtée ou de la verdure, mais tant que le pacage est bon, il n'est pas besoin d'autre nourriture.

Pendant l'hiver, on donnera aux oies-mères autant de foin de trèfle ou di luzerne et de racines qu'elles veulent manger, mais il ne faut donner que pei, de grain (un léger repas le matin et le soir) ; on comptera surtout sur les gros grains comme l'orge et l'avoine. On pourra ajouter une légère pâtée à mesur< que l'époque de la ponte approche et on augmente cette pâtée lorsque la pont* est dans son plein.

Fig. 10. — Couple d'oies sauvages du Canada à la Ferme expérimentale.

Fig. 11.

Canards en

iberté à la ferme expérimentale centrale. Un endroit idéal pour l'élevage des reproductems.

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