‹ L'alimentation des volaillesChapitre 15 sur 19 · Eviter l'emploi de charbon de bois broyé fin · texte numérisé non relu

Eviter l'emploi de charbon de bois broyé fin

6. Se servir de sel ordinaire iodé lorsque le mélange contient de fortes proportions de farine de soja.

7. Ne pas incorporer de sulfate de manganèse dans les mélanges contenant du sel iodé, car il détruit l'iode.

8. Emmagasiner les ingrédients et les mélanges à basse température et au sec.

Il est entendu que bien que ces précautions s'appliquent aux mélanges préalables, les aliments mélangés peuvent également subir la même détérioration, mais à un taux moins rapide.

Engraissement et finissage

L'industrie de l'engraissement des volailles s'est ranimée en ces dernières années depuis que le classement des volailles habillées permet d'obtenir une prime pour les sujets de haute qualité. Cette qualité s'obtient surtout par une alimentation bien réglée pendant la période d'engraissement. Que cet engraissement se fasse en épinette ou cage, ou en parquet, une pâtée humectée avec du lait écrémé donne les meilleurs résultats. De même, dans les deux genres d'alimentation, en épinette ou en parquet, le meilleur système est de donner deux aliments mous par jour, matin et soir. On aura soin d'enlever la nourriture qui reste au bout d'une demi-heure pour l'utiliser d'autre façon. Dans l'engraissement en parquet, il faut au moins trois semaines, de préférence quatre ou même plus pour produire une couche suffisante de graisse pour que les oiseaux puissent être classés dans les catégories supérieures. Par contre, dans l'engraissement en épinette on dépasse rarement une période de trois semaines, parce que l'inactivité imposée par la réclusion dans les épinettes fait qu'il est difficile de maintenir l'appétit des oiseaux et ceux-ci sont exposés à maigrir après ce temps. On a constaté qu'en général la période économique d'alimentation en épinette ne dépasse pas deux semaines et que l'augmentation de poids se ralentit beaucoup après la deuxième semaine. D'ailleurs, si la ration donnée et la technique employée sont bonnes, tous les sujets devraient être assez gras pour avoir droit au classement supérieur au bout de deux semaines d'alimentation. En général, on se règle sur l'appétit et la bonne venue des oiseaux pour savoir quand l'engraissement doit être terminé; c'est là le meilleur guide.

Rations «l'engraissement

Les grains ronds ne sont pas employés en général dans l'engraissement des volailles; la ration d'engraissement se compose en grande partie» de grains moulus. Les recherches indiquent que les grains ordinaires se classent dans l'ordre suivant au point de vue de leur utilité pour l'engraissement : maïs (blé

d'Inde), blé et sarrasin (à peu près i^aiixi, avoine et orge. Le maïs, qu'il soit blanc ou jaune, est nettement supérieur aux autres grains en ce qui concerne l'augmentation de poids et la quantité de graisse formée par unité d'aliment consommé. Le blé et le sarrasin ne le valent pas tout à fait. Quant à l'avoine et l'orge, elles sont à peu près de la même valeur l'une que l'autre, mais toutes deux ^ont légèrement inférieures au blé et au maïs. On peut supposer cependant que l'infériorité de ces grains est due en grande partie à la forte proportion de balles grossières qu'ils renferment, car le gruau d'avoine moulue, débarrassé de sa balle, s'est montré supérieur au maïs pour l'augmentation de poids, à condition •qu'il ne soit pas trop finement moulu. Il est possible qu'il en soit de même de l'orge débarrassée de sa balle, mais nous n'en savons rien, car cette orge n'a pas été employée dans les essais d'alimentation que nous venons de citer. Il semble donc qu'une pâtée composée en grande partie de maïs et de gruau d'avoine moulus ou, à défaut de ces grains, de blé et de sarrasin moulus, donnerait les meilleurs résultats pour l'engraissement. On aura soin de ne pas moudre ces grains trop finement, car une farine excessivement fine est moins appétissante pour les volailles.

Comme les catégories supérieures nourries au lait exigent des oiseaux à chair relativement blanche, on fera bien de se servir de maïs blanc plutôt que de maïs jaune lorsqu'on désire avoir une chair blanche.

Comme les aliments d'engraissement sont toujours donnés sous forme de pâtée, le choix du liquide avec lequel on les mélange est important. Il a été démontré par des expériences que l'on peut obtenir une augmentation de poids "beaucoup plus forte quand on se sert pour cela de lait écrémé ou de lait de beurre que lorsqu'on emploie de l'eau. Le petit-lait s'est aussi montré l'égal du lait écrémé à cette fin. Le petit-lait qui renferme une forte proportion d'eau de rinçage ou auquel on a ajouté de l'eau sera d'autant moins efficace qu'il sera -dilué.

On a fait l'essai de nombreux suppléments à la ration d'engraissement, par exemple, la graisse de mouton ou de bœuf, la farine animale ou poudre de viande, la mélasse, la poudre d'os et la poussière de chaux. Les seuls •de ces suppléments qui aient produit une augmentation réellement considérable de graisse étaient les graisses de mouton et de bœuf et la farine animale. On peut ajouter jusqu'à 7 p. 100 de ces graisses à la pâtée sans qu'elles donnent un goût à la chair du poulet, mais si l'on en mettait plus, le goût se retrouverait dans la chair. Il faut faire fondre ces graisses et les mélanger rapidement avec la pâtée tandis qu'elles sont bouillantes afin d'éviter la formation de grumeaux. La farine animale a nettement donné une plus forte augmentation •de poids. Toutefois, le prix de revient de la moulée augmente avec l'emploi de ces suppléments, et l'augmentation de poids doit être calculée en comparaison de cet accroissement du prix de revient.

On peut déterminer par ce qui précède l'utilité relative des différents grains •et les donner seuls ou en combinaison, en comparant leur efficacité relative au prix qu'ils coûtent et à la facilité que l'on a de se les procurer. De toute façon, les aliments mentionnés, bien employés, permettent non seulement d'obtenir une augmentation de poids relativement bon marché, mais aussi d'améliorer la qualité du produit et d'augmenter ainsi les bénéfices.

Ce sujet est traité au long dans la publication n° 745, intitulée "L'engraissement des volailles pour la vente". On peut se la procurer en s'adressant :au Bureau de publicité et d'extension, ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa, Ontario.

Page 1