CONCLUSIONS
I. — Bien que la science alimentaire comporte encore un nombre considérable d’inconnues, nos connaissaces actuelles permettent d’établir un régime alimentaire rationnel de l’homme. Il appartient dans bien des cas à l’hygiène publique de surveiller et de diriger l’alimentation de la nation.
II. — La base de l’appréciation des rations reste le calcul de la valeur énergétique, corrigée par la détermination séparée de la ration des protéines. Ces rations varient suivant le mode de vie, l’âge et aussi selon les pays. Il semble que certaines populations arrivent à s’adapter à des régimes nettement défectueux, tout au moins de notre point de vue.
III. — La digestibilité des aliments doit intervenir dans les calculs des rations. Nous avons étudié les facteurs de cette digestibilité.
IV. — Les vitamines jouent un rôle très important dans les régimes et on a pu voir se développer dans certaines populations des véritables épidémies de carences, à la suite d’erreurs tradionnelles de régime.
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V. — Le mode de préparation des aliments influe notablement sur leur valeur alimentaire. Il en est ainsi bien plus encore pour les aliments conservés.
VI. — Certains aliments possèdent une toxicité naturelle due soit à un agent toxique chimique soit à des microbes pathogènes, soit encore à la possibilité de transmission de parasitoses.
VII. —— À cette toxicité naturelle il convient d’ajouter celle qui résulte de certaines fraudes qui, grâce aux progrès de l’industrie alimentaire, deviennent de
plus en plus fréquentes.
VIIT. — Il appartient à l’hygiène publique de mettre en œuvre d’une part les moyens coercitifs efficaces vis-à-vis des producteurs et vendeurs fautifs, d’autre part des moyens éducatifs vis-à-vis du consommateur.
Va : Va :
Le Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA Trèss ROUSSY. TANON.
Vu et permis d'imprimer :
Las RecTEUR De L'ACADÉMIE De Paris,
S. CHARLETY,