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devenir tubereuleuse, l’ânesse possède un lait qui restera peu facile à utiliser dans l'allaitement artificiel.
Le premier reproche et le plus sérieux qu'on lui puisse faire, est le prix extrêmement élevé du litre de lait, tenant au petit nombre d'ânesses laitières. Il se vend Jusqu'à 9 et 6 francs le litre. L'allaitement d'un enfant nouveau-né pendant les six premiers mois nécessite une dépense d'environ 60 à 80 francs par mois. De plus, d’après M. Sevestre, une bonne ânesse ne peut guère nourrir que deux nouveau-nés. On conçoit aisément que cette dépense soit à la portée de quelques bourses seulement.
Un second grief que l’on puisse faire ici encore, est basé sur la pauvreté extrême du lait d'ànesse en beurre. Son peu de caséine le rend extrêmement digestible et le fait paraître au début très profitable à l'enfant mais en raison de sa faible teneur en matières grasses, on s'aperçoit bientôt qu'il est peu nourrissant.
Enfin, l’ânesse elle-même, à peu près impossible à trouver en ville, est aussi très rare à la campagne, surtout dans certaines contrées.
Quoi qu'il en soit, les conditions de succès sont au nombre de deux principales : la bonne alimentation et la traite aseptique. On pourra voir plus loin que pour l'allaitement artificiel par le lait de chèvre et de vache, ce sont aussi les deux capitales.