XIIIe Congrès de médecine, Paris, août
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Par la sélection des races et une nourriture appropriée on pourrait obtenir un lait de chèvre encore plus voisin du lait de femme. M. Barbellion à la suite d’expériences relatées dans la thèse du D’ G. Lefort et faites sur des laits soumis à l'action de l'acide lactique à 2 0/0, de l'acide chlorhydrique, de l'acide acétique, ces acides étant seuls ou associés, est arrivé aux conclusions suivantes !. |
I. Propriétés du coagulum. — « Le caillot du lait de chèvre alpine cru forme de très petits flocons légers, mous, très friables et très solubles comme ceux du lait de femme et du lait d'ânesse ;
2° Le caillot du lait de chèvre de Murcie cru présente les mêmes caractères que le précédent ; les flocons sont un peu moins ténus mais ils sont très friables et très solubles.
Pour ces deux derniers laits la cuisson ne change en rien l'aspect du caillot, mais elle diminue sa solubilité.
Il. Digestibilité. — Ces propriétés du caillot sont encore confirmées par sa très grande digestibilité. Le lait de chèvre soumis à l’action du suc gastrique de chien, de la pepsine associée à l'acide chlorhydrique, de la pancréatine a fourni au D'Barbellion les résultats suivants * :
4. D' Barbellion, XIIIe Congrès de médecine, Paris, 1900. 2. XIII Congrès international de médecine, Paris, août 1900.
« Tandis que les laits de femme, d’ânesse et dechèvre suisse ou alpine donnaient au bout de vingtheures une légère couche crémeuse et un liquide limpide et homogène, le lait de vache (qu’il fut stérilisé,cru ou bouilli) donnait un caillot compact, adhérent, de dissociation difficile ; au bout de soixante heures, le lait de vache
stérilisé présentait encore un caillot égal aux trois
quarts de la hauteur totale, le lait de vache bouilli égal à la moitié de la hauteur et le lait de vache cru égal au 1/5.
« De plus, les digestions obtenues avecles laits des chèvres alpines ou suisses différaient des digeslions artificielles obtenues avec le lait des chèvres de Corse et de Corrèze. Le lait de ces dernières races offrait des caractères de digestibilité bien moins grandes que les premières. »
Ces expériences tendraient à prouver la supériorité du lait de certaines races de chèvres sur le lait de vache et l’équivalence de la digestibilité pour le lait des races eu question avec le lait de femme et d’ânesse.
Des esprits sceptiques et toujours hésitants pourront nous objecter que ce ne sont qu’expériences de laboratoire et que celles-ci réalisées 27 vitro sont loin de correspondre à ce qui se passe 2n vivo. Nous leur répondrons que les données fournies par la chimie ont élé contrôlées par la clinique.
Nous apporterons ici kwit observations inédites el dues toutes au D' Triboulet.
Ces observations recueillies froidement et en toute imparlialité nous ont paru des plus probantes. Nous les publierons par ordre d'intérêt croissant. Nous ajouterons que cinq sur huit des cures rapportées ici concernent des enfants du médecin. Le contrôle a donc élé plus formel.