‹ L'alimentation par le lait cruChapitre 78 sur 94 · AVANTAGES · texte numérisé non relu

AVANTAGES

Les avantages du lait cru ont donc pu être constatés d'une facon indiscutable. Ils résultent d'observations cliniquesrigoureusement suivies chez l'enfantmalade et l'enfant sain; et ressortent de celles que nous publions ici. Aussi bien ne ferons-nous que les résumer dans ce chapitre.

La chimie nous a fourni des arguments en faveur du lait cru. Elle nous a en effet permis de constater que c'était « un lait vivant > contenant des ferments sur lesquels les travaux de MM. Nobecourt et Merklen

ont récemment attiré l'attention. Nous savons maintenant que la présence de ces ferments favorise la digestionet l'absorption chez le nourrisson. Nous avons dit dans un de nos chapitres! que ces ferments pouvaient être considérés comme des régulateurs et stimulateurs des fonctions digestives.

M. Ripart? pouvait dire justement à ce sujet :

« La suppléance partielle des ferments digestifs par les enzymes du lait est un fait bien connu. On sait par exemple depuis longtemps que l'alimentation féculente précoce est mieux tolérée par l'enfant au sein que par celui qui est au biberon; maintes fois notre maître M. Guinon nous a fait remarquer ce fait. Nousignorons s’il existe des ferments pouvant avoir une autre action digestive, mais il nous semble séduisant de penser que le lait cru se digère plus normalement que celui qui a été slérilisé, donne des produits d'hydratation plus assimilables (enzymes protéolytiques de $S. M. Babcock et Russel). Quant à l’action sur les échanges nutritifs intimes de l'organisme, nous ne pouvons que faire observer qu'elle doit être particulièrement utile chez un enfant intoxiqué. Le foie surmené cherchant à arrêter les poisons abondants quilui viennent par la veme porte n’a sans doute plus la même sécrétion interne : l'oxydase du lait de vache suppléerait alors au fermentoxydant du foie, insuffisant ou inactif.

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