‹ L'Allemagne en 1848Chapitre 18 sur 52 · POLONAIS, TCIIKQIKS ET ALLEMANDS · texte numérisé non relu

POLONAIS, TCIIKQIKS ET ALLEMANDS

l'iques, se rattachant pres({iie tous à la suprématie possédée autrefois par les Tchèques. Mais la force de cette branche de la famille slave s'est trouvée abattue depuislesguerresdesHussitesau xv'^siècle. Les provinces qui parlaient la langue tchèque furent divisées: une partie forma le royaume de Bohême; une aiilre, la principauté de jMoravie; la troisième — le pays des monts Carpathes — devint une partie de la Hongrie. Les Moraves et les Slovaques ont perdu depuis toute trace de sentiment national et de vitalité nationale, tout en conservant pour la plupart leur langage. La Bohême s'est trouvée entourée, par trois cotés sur quatre, de pays entièrement allemands. Sur son propre territoire l'élément allemand a fait de grands progrès: même dans la capitale, à Prague, les deuxnati(uialités se trouvaient mêlées en proportions égales, et partout le capital, le commerce, l'industrie et la culture intellectuelle étaient entre les mains des Allemands. Le principal champion de la nationalité tchèque, b' professeur Palacky, n'est lui-même qu'un savant allemand nomade qui, même maintenant, ne peut pas parlerle tchèque correctement et Siins accent étranger. Mais, comme il arrive souvent, la nationalité tchè(|ue mourante — mourante, d'après tous les faits connus de son histoire, pendant les cpiatre dei'uièrcs centaines d'années — a fait, en ISi-S, un dernier etl'ort pour retrouver son ancienne vitalité; l'échec a démontré, indépendamment de toutes les considérations révolution-

naires, que la Bohême ne peut exister que comme partie de rAllemagne, quoique ses habitants puissent parler, pendant plusieurs siècles encore.

un langage non allemand.

Londres, février 1852.

CIIAPITHI- IX

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