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CHAPITRE VI II

DIÈTE DE NUREMBERG. — l'ROJET d'lNE CONVENTION HELIGIEISE.

A l'issue de la dernière Diète, il avait été convenu que le jour de sainte Marguerite (13 juillet 1523), les Etats se réuniraient de nouveau à Nurember^y. Mais comme au jour fixé quelques membres des États et les conseillers des électeurs étaient seuls arrivés, l'ouverture des délibérations, forcément retardée, fut remise au vendredi d'après la Saint-Martin (13 novembre). Le Conseil de régence exprimait l'espoir que, dans les nécessités si pressantes de l'Empire, tous les Ordres se feraient un devoir absolu de se rendre à Nuremberg à cette date.

Pour entraver autant que cela était en leur pouvoir les décisions de la Diète précédente, et surtout . pour rendre impossible l'inacceptable projet de douane ' », les villes libres avaient, de leur propre chef, envoyé en Espagne une ambassade à l'Empereur. Le 9 août 1.523, leurs délégués avaient été reçus par Charles-Ouint à Valladolid en audience privée, et deux jours après, ils remettaient aux quatre conseillers choisis par l'Empereur un mémoire détaillé où étaient exposés tous leurs griefs contre les •• grands Ordres de l'Empire > . Dans ce mémoire, ils s'efforçaient d'établir leur droit < de séance et de voix » au sein de la Diète, affirmant qu'ils l'avaient toujours exercé dans les assemblées précédentes, et que les princes le leur déniaient avec une injuste opiniâtreté. Ils n'avaient point admis l'obligation où on les mettait de se soumettre à la majorité des suffrages. A les entendre, " ils n'étaient aucunement obligés de donner toujours leur assentiment aux décisions de leurs collègues; des délibérations où étaient discutés les intérêts de tant de conditions et de personnes diverses ne pouvaient avoir lieu sans leur participation, puis-

' Voy. plus haut, p. 278-279.

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