‹ L'Allemagne et la réforme (volume 2)Chapitre 392 sur 477 · I.K NOUVEL EV^^N(;l^l• dans LKS VII.LKS libres, irm · texte numérisé non relu

I.K NOUVEL EV^^N(;l^l• dans LKS VII.LKS libres, irm

;«ussi des abus de la justice ecclésiastique et laïque, voyaient avec la plus vive satisfaclion « qu'enfin l'ou Cümnicucait à savoir ce qu'il fallait penser du clergé, à comprendre qu'en toutes choses il devait obéissance au pouvoir lem|)orel, à se dire (jue les biens qu'il possédait et dont il jouissait conirairement a toute équilé, devaient être i*emis en de meilleures mains ". Sans élre aucunement inquiétés, souvent même appelés par les conseils des villes, les prédicanfs avaient libre accès dans les cités; la plupart étaient d'anciens religieux; ne mettant pas le moindre ménagement dans leurs procédés, ils déblatéraient contre « le culte idoiàtrique de la messe ", les prêtres, " vraies idoles ointes, les biens injustement acquis des ecclésiastiques, le jeune, la confession, les pratiques de pénitence, etc. «. Ils élevaient si haut ^ la liberté évangélique -, que sous l'impulsion de leur parole, la foule, ainsi que cela s'était déjà vu à Erfurt et à Wittemberg en 1522, se croyait parfois autorisée aux actes de violence les plus iniques. Au reste, les prédicauts, loin de s'accorder, étaient animés les uns envers lesautres de dispositions • agressives, haineuses, qui faisaient le plus grand tort à la cause de l'Évangile épuré • .

Pour remédier à ces graves inconvénients, les délégués des villes réunirent à Spire les États des cités (juillet 1524). Comme à ce moment l'édil impérial interdisant l'assemblée de Spire n'avait pas encore été publié, on eût pu s'attendre à ce que les villes, au lieu de prendre l'initiative, s'abstiendraient d'anticiper sur les décisions de cette espèce de concile laïque, qui devait si prochainement s' réunir. Au lieu de cela, elles-mêmes, de leur propre autorité, s'arrogèrent le pouvoir de décider en matière de foi, et rédigèrent à Spire une déclaration qui, dans la suite, devait avoir les plus g:raves conséquences pour l'organisation du nouveau système religieux.

' Le saint Évangile et la parole de Dieu ', dit le procès-verbal des États de Spire (18 juillet), s'étant répandus dans les villes libres de l'Empire pour le salut des âmes et le progrès de la charité fraternelle ' , un fâcheux désaccord s'était mis dans les esprits par la faute de prédicants ignorants, et ce malentendu pouvant porter un grave préjudice à la foi du peuple fidèle, il était urgent que chaque ville prit à cœur la situation actuelle. Toute cité avait le devoir, autant que la chose lui serait possible, de se renseigner auprès de ses prêtres et prédicants, et de faire en sorte qu'à l'avenir le saint Évangile seul, dans toute son intégrité et pureté, conforme en tout aux saints livres apostoliques et bibliques ', fût prêché et expliqué; toute doctrine jugée susceptible d'exciter les émeutes et les querelles devait être rigoureusement interdite.

tt nou plus - d'après l'interprétation des docteurs approuvés par l'Église universelle '■■ , comme portait encore le recez de Nuremberg.

Page 1